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Des filles

Et surtout de la musique

Deborah Degouts

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Alone and Me

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La prochaine fois, j'espère que tu te bougeras.

Trick or treat

Il y a des rencontres. Des histoires qui se croisent. Il y a aussi des filles réunies pour une même chose, une ambiance, des ambiances. Et puis, il y a eu un repas un peu stressé mais bavard et plein de bonne humeur. Une soirée qui commence doucement et se termine un peu dans le grand n’importe quoi. Des sourires, du verre cassé mais des bières avalées, des cigarettes fumées et des mots échangés, du super son et de la découverte musicale, des pisses debout pendus à un mur, des peintures colorées qui donnaient à la salle de concert un peu froide, une chouette atmosphère.

Il y a nous mais surtout… il y a vous.

Tout ça, avalé-dévoré comme des sucreries d’halloween.

Merci à toutes de vous être déplacées pour cette soirée.
Merci à Klem, Sté et Clo (pour le son et la lumière). Séverine, Alix et Solenn (quel staf d’enfer). Gaëtane pour le boulot monstre.

Et surtout merci à Georgette (et son chauffeur Annie) d’être venue de si loin pour nous exposer son travail de peintre. Un merci d’amitié à Flow et JJude pour à chaque fois, nous faire danser. Un grand merci en forme d’hymne de fan à Déborah Dégouts (butch in the streets, fem in the sheets, yeah). Un super grand merci à Alone and Me pour tant de sympathie et de professionnalisme (vivement la sortie du cd). … Enfin, merci à toutEs.

Les Chattes Hurlantes, bientôt les photos, les vidéos et……… la prochaine soirée !

Ps : toi qui organise des concerts, monte des soirées, fais jouer des groupes, ne cherche pas plus loin (pas besoin d’aller voir aux states, y a ce qu’il faut ici). Fais jouer ces artistes, vraiment, ça va le coup d’oreille (et d’œil).

Tu veux ou tu veux pas ?

Ou plutôt, tu viens ou tu viens pas ?

Le 31 octobre, ça va saigner !

Le collectif Les Chattes Hurlantes t’invite à passer une soirée d’Enfer et à venir fêter les vivantes.

Pour débuter le carnage, on prendra bien le temps d’écouter Alone and Me aka Emilie et sa guitare, Deborah Degouts prendra la relève avec un son plutôt electro/rock/politico/drôle et on enchaînera lentement pour faire monter la pression avec un mix de musique discount signé Jjude Box (revenue d’entre les morts, enfin, non pardon, de Montréal) et pour terminer on s’écorchera les pieds sur le son de Dj Tflow. Sur les murs, ne trôneront pas des têtes de morts mais bien les peintures de Georgette venue de Besançon pour l’occasion.

Plus plein d’autres trucs (ou pas).

Paf 5 €

Réservé aux filles.

Le Grand Cordel, 18 rue des Plantes, 35000 RENNES

A partir de 21 h.

Répression

Aujourd'hui, le 17 octobre, un appel à manif avait été passé dans le grand Ouest. Une manif non signée mais dont les préocupations m'interpellaient un peu. Je m'étais donc dit (avec ma mouf) que j'allais y faire un tour, rencontrer peut-être des gens avec qui échanger sur l'état de notre société ou simplement marcher, tranquillement aux côtés de personnes qui me ressemblent (politiquement parlant évidement).
Mais ça n'a pas été possible. Comme nous ne sommes plus dans un état libre mais plutôt en plein dans le règne de la peur et de la répression, notre préfet a décidé, manu militari, d'interdire cette manifestation. Ok... déjà là, tu sens comme un truc qui colle pas (même si les évènements à Poitiers se sont déroulés comme ils se sont déroulés, rien ne dit que ça allait être la même chose...).
Bref, on se dit quand même qu'on irait bien faire un tour sur le lieu de rassemblement à l'heure dite pour voir si d'autres délinquants s'y sont rendus. De chez moi à la gare, ça doit faire à tout casser 5 mn à pied. 5 mn à pieds de boulevard remplis de flics en civil (ben oui ça se voit, c'est gros comme une maison), de crs et de gendarmerie mobile. Un peu comme si c'était la 3ème guerre mondiale tu vois.
Arrivées sur place, évidement, peu de monde, sauf quelques gueux en terrasse. On fait pareil et au bout d'un café et d'une bière, nous sommes reparties vers le centre ville, en nous faisant suivre et re-suivre par des flics en civil. Faut dire qu'on a un peu la gueule de l'emploi (de gauche), crête, piercing, baggy, sac à dos. Et forcément ça n'a pas loupé. 1er contrôle d'identité (par un camion de crs, ça fait drôle). "Papiers... ok... votre sac là c'est votre sac à main ?" Enfin toutes les conneries qui font que ça t'agace un tantinet. En plus, les mecs notent ton identité sur un calepin et tu ne sais absolument pas à quoi ça leur sert. (ah Edwige...)
On repart, et on fait quoi... 50 mètres. 2ème contrôle d'identité... Putain les mecs sans déconner. "Bonjour vous êtes en règles" ? Ben non connard, vu la tonne de keufs un peu partout, on se balade avec une kalachnikov dans les poches ! "Vous fumez pas un peu de hakik ? (je te le fais comme ça, parce que le gars avait de l'humour)" Toujours pas non mais par contre on picole. Là y a pas de problème n'est-ce pas ?. On repart... Je boue. Le délit de sale gueule est vraiment quelque chose qui me donne l'envie de gerber. Parce quand bien même j'allais à cette manifestation, quand bien même j'ai une vision du monde plus proche de ce qu'on appelle l'extrême gauche, j'ai le droit de circuler, de manifester et de dire non. (bon, nous, on a eu de la chance, parce que certains gamins se sont retrouvés, fouillés, alignés et menottés contre un mur)
En fait, j'avais l'impression d'un état de siège, d'une guerre annoncée. Et là, j'attends toujours la révolution. (là, c'est mort, je suis fichéE ah ah)
plus d'explication et


Ne nous fâchons pas

Elle ne comprend pas tout de moi. Faut dire que je ne l'aide pas. Elle essaie pourtant, remue ciel et terre, tête et panse. Elle s'acharne parfois à essayer de dérouler mes viscères, de delayer ma langue. Elle est présente, omniprésente. Mais pas comme un poid, juste comme une partie de moi. Elle tente toujours d'ouvrir la porte même lorsque je la referme. Elle est belle, rebelle et fière. Elle est forte aussi. Bien plus que toi, bien plus que moi. Elle est patiente et moi par contre, toute aussi indolente. Elle est mon positif, mon plus, mon carré et ma puissance. Elle a peur parfois mais je suis là. J'ai peur parfois quand elle n'est pas là. Mais elle ne sait pas tout ça... parce qu'elle ne comprend pas tout de moi.
Elle, c'est celle que j'aime.

A Sol.
(photo Diane Arbus)

Mes nuits sans Kim Wilde

Ne te demande pas le rapport entre le titre et ce post, y en a pas. De toute façon, j'ai jamais aimé Kim Wilde et encore moins Laurent Voulzy. Ca sonne bien, c'est tout.

Je voulais faire un post déconne et puis vu mon humeur de bouledogue, j'suis pas certaine d'y arriver. Non parce qu'il faut que je te raconte cette fameuse soirée Cunt Punt au Glazart (même si ce n'est pas ça qui me met de mauvais poils). C'est pas plus intéressant que le programme politique de la gauche (c'est pour dire) mais ça a la mérite d'alimenter ce merdier de blog.

Bref, la soirée Cunt Punt, c'était prévu comme la soirée de gouines par excellence. Une affiche pleine de meufs (mais pas que, d'où le commentaire d'anonyme dans le post précédent, je suppose), un lieu plutôt sympa d'après mes souvenirs, une bonne soirée qui s'annnonçait bien quoi. En vrai, comme d'hab, avec la loose qui me colle au Q, ça c'est pas vraiment passé comme ça. C'était plutôt une soirée bif-bof avec une affiche bif-bof (mais où sont les musiciennes bordel ?)

Y avait pas beaucoup de monde, en tout cas, moins que ce que la com laissait présager, mais y avait des filles, pas mal de filles (et ça c'était sympa). Par contre, je ne sais pas pourquoi, lorsque je vais à Paris, j'ai toujours un souci avec les gens qu'on nomme sécurité (que j'appellerais moi, securitate ou simplement videurs...).

J'me pointe à l'entrée avec mon sac à dos dans le dos (en meme temps, si j'l'avais autour de la taille on appellerait ça un sac à taille hein) et déjà là, on me demande de le déposer au vestiaire. Ben, non merci, je le garde sur moi vu le barda que j'ai dedans comme par exemple, des tampons (parce que là aussi, à chaque fois, que je vais à Paris, j'ai mes règles, comme quoi cette ville est vraiment hémorragique), carte bleue et flyers Soirée Chattes Hurlantes et j'ai pas envie de tout fourrer dans mes poches. Le mec insiste en me disant que de toute façon, si je le garde, une fois dans la salle, on me demandera de le coller au vestiaire. Je tente le coup quand même, j'aime pas la vente forcée.
Après quelques verres (litres ?) de bières, une envie pressante, voire plus que pressante se fait ressentir. Je file aux cabinets toujours le sac à dos accroché. Là déjà, j'ai moyennement envie de me soulager vu l'état des gogues mais comme ma vessie a atteint le point de non retour, je me laisses plus ou moins aller, le Q à 20 cm de la cuvette (je déclare obligatoire l'utilisation du pisse debout). Et là, petit problème, blocage de vessie. Ca m'arrive souvent avec l'alcool. J'entends un talkie walkie se pointer puis repartir. Ca n'arrange pas mon blocage, j'ai dû mal à me détendre. Le mec rerentre (on est toujours dans les chiottes des meufs hein) et frappe à la porte. Je balance que c'est occupé (tête de noeud !).

Le crétin insiste, ce qui m'a fait croire qu'il m'avertit qu'une alerte à la bombe vient d'être annnoncée. J'ouvre toujours pas, vu que d'une main, je me tiens le benouze (pour pas qu'il traine par terre) et de l'autre je me cramponne au mur (je t'interdis de te faire des images mentales).

L'autre taré se met à taper comme un malade, limite à défoncer la porte... je flippe un peu et du coup ouvre la porte en ayant eu à peine le temps de remonter le caleçon. Le mec rentre, ballade sa loupiotte partout dans le chiotte et se casse. Et là, évidement, un sentiment d'humiliation m'envahi.

Bordel, je n'ai pas 15 ans (et quand bien même je les avais, il n'a pas à faire ça), j'aimerais pouvoir ne pas me sentir surveiller, j'aimerais pouvoir pisser tranquillement et prendre le temps dont j'ai besoin (putain merde, pisser quoi, c'est quand même le minimum syndical de tout être humain) et j'aimerais surtout me sentir en sécurité (justement) quand un balèze est payé pour cette même chose dans un lieu public.

Ca n'a pas été le cas. Fuck you Glazart.

Sans rentrer dans aucun débat

... mais quand même, faut en parler, 15 ou 18 euros l'entrée pour un bal populaire lesbien, moi, perso, ça me fait mal au Q.





Femmes entre elles

J'emmerde la solidarité lesbienne comme j'emmerde de plus en plus la moitité du monde. J'emmerde les mauvaises ambiances, la mauvaise musique et les mauvais trip. J'emmerde surtout Noir Désir et Rachid Taha au mileu d'une soirée dite féministe. J'emmerde la violence de certaines filles qui jouent au cador parce que "t'as traité ma meuf de mauvais dj". J'emmerde l'immaturité et la ringardise. J'emmerde aussi les filles qui interdisent, j'emmerde surtout les filles qui m'interdisent. J'emmerde le consensuel, j'emmerde la moutonnerie. J'emmerde Pascal Obispo et Zazie et cette ambiance de baptême qui va avec. J'emmerde celles qui se taisent et laissent faire. J'emmerde mes envies de tout péter. Je t'emmerde toi, parce que finalement, tu nous as bien pourri la soirée. J'emmerde ma meuf parce qu'elle m'a obligé à y aller (c'est pas vrai, en fait, c'est moi que j'emmerde). J'emmerde mon mal de crâne aujourd'hui. Et puis j'emmerde aussi mes potes parce que.... on a quand même bien rigolé.


WE ROCK LIKE GIRLS DON'T

we rock like girls don't "violence"

J'aime le Q

C'est vrai... mais pas que (ou comment attirer un peu de lectrices en sus)


Les Chattes Hurlantes par Peach

Prochaine soirée, le 31 octobre, Grand Cordel à Rennes... Bientôt l'affiche


Les chattes hurlantes par Peach

FIST FUCKING ( 11 lettres, mot compte triple)

Cette année, la rentrée, pour moi, c'est le bordel. Même que bordel est un faible mot. C'est presque l'apocalypse en fait.

1er jour de reprise, on nous réunit, mes collègues et moi pour une réunion quant au fonctionnement et évolution du projet pour lequel on bosse depuis 5 ans et on apprend que la moitié des postes (22 sur 44) sont supprimés... Ok... mais pas dans un an ou deux, non non , plutôt dans un mois ou deux. Quelle bonne blague de potaches !

Reprendre le taf après deux mois de vacances n'est déjà pas si simple et motivant mais de savoir en plus que t'as plus qu'un mois pour changer de boulot, ça l'est encore moins. Evidement, j'suis fonctionnaire donc je risque pas (encore) le chômage et puis on nous propose des postes alors on va pas se plaindre. C'est vrai merde, je suis qualifiée animatrice (multimédia), je vois pas pourquoi je postulerais pas sur dessinateur-projeteur ou technicien de laboratoire (la territoriale n'a vraiment plus peur de rien, crois-moi). Ben ouais, à bien y réfléchir, au lieu de se faire chier à aider des mômes à s'en sortir avec l'informatique, on serait bien mieux, mon utilité et moi à foutre le dawa dans les éprouvettes. Sans déconner.

Evidement, je te laisse deviner dans quel état de nervosité on est tous...

Je suis fonctionnaire, et fonctionnaire pour une territoriale qui se dit de gauche. Pas un seul élu à l'horizon pour nous annoncer le coup de semonce, ils ont préféré jouer les guignols devant les médias avec leur nouveau jouet... un internat pour gamins en difficulté. Belle idée sociale... sauf que.... j'ai fouillé un peu et ai trouvé le gestionnaire de cet internat... qui est ni plus ni moins qu'une association catholique qui a pignon (pognon) sur rue (avec projet éducatif et pastoral dixit leur plaquette, ce qui me donne une furieuse envie de me pendre). Non mais c'est vrai, en France, on a pas encore fait la séparation de l'église et de l'état et il n'existe aucune association d'oeuvre laïque qui sait s'occuper des moutards, sinon ça se saurait.

Et encore une fois, invariablement, je me demande jusqu'à quand on va se laisser enfiler le poignet jusqu'au coude, combien de temps on va attendre encore avant de tout faire péter.

Définitivement, mes couleurs restent le rouge et le noir mais certainement pas dans ce sens là (comprenne qui pourra).

Pusinky

Joli petit film tchèque de Karin Babinská qui traite de l'adolescence, de ses joies et découvertes mais aussi de ses déconvenues;
(on le trouve en VOD vostfr sur Universciné, par exemple)

La mère à phrodite

Souvent, à défaut de rester scotchée devant le JT de la télé, je lis les diverses news sur le net, via différents médias, ceux qui ont pignon sur rue et certains plus alternatifs. Ce qui revient souvent pour les premiers, c'est que dans la forme, ça se présente comme un blog et du coup, tu peux y ajouter tes propres commentaires. Tu as, en gros, les réactions à chaud des lecteurs (ou des crétins). Je lis souvent ces commentaires et souvent encore, je me dis que les gens sont de véritables cons (incultes, sexistes, racistes, phobes en tout genre, bêtes en somme). Exemple de l'actualité de cette semaine, l'histoire de cette athlète sud africaine, Caster Semenya, qui est suspectée d'être hermaphrodite (ou la mère à phrodite comme dirait FX dans Secret Story, tf1 nous fait encore dans l'intello avec toute cette bande digne de rentrer en hypokhâgne.. ça devient fatigant à force). Grosse suspicion donc parce que cette athlète a pulvérisé le record (et le sien par la meme occas) du 800 m aux mondiaux de Berlin, mais pas seulement... C'est surtout que Caster Semenya est pas franchement un modèle de "féminité", hétéronormativement parlant. Elle est masculine. C'est vrai que c'est quand même super rare des athlètes masculines en athlétisme (clique pour mater la jolie Eunice Barber) Je me souviens aussi de toutes ces butches lanceuses de marteau que j'adore mater pendant les JO. Mais bref. On lui reproche (dixit les articles de merde) d'être trop musclée, d'avoir une voix d'homme (euh... ? ? ?), on amalgame en même temps le fait qu'elle se fasse virer des toilettes des filles sur les autoroutes (tiens ça me rappelle quelque chose... va falloir que j'aille vérifier dans ma culotte si on m'aurait pas menti), son genre, sa couleur (quand est ce que les journalistes arrêteront d'appeler les athlètes noires, des gazelles ? Putain ce que ça pue ça), enfin c'est un peu tout et n'importe quoi. Les commentaires de ces articles sont, on ne peut plus, gerbants pour la plupart. Les articles en eux mêmes très peu intéressants, voire carrément provoquants. On peut douter quant à sa performance de s'être fait injecter ou plomber par divers anabolisants et autres hormones ou même de naviguer entre deux genres, là n'est pas la question. Traiter le sujet comme il est traîté, sans véritable intérêt de cette même notion de genre et tout ça avec la plus sournoise obscénité, parce qu'on est bien d'accord qu'il ne s'agit pas seulement de relater un fait mais plutôt encore une fois, de faire du sensationnalisme (c'est pas une femme c'est un homme, beurk), c'est donc de la trash news. Je rappelle que la môme n'a que 18 ans et doit subir un test de féminité (gneu ?) pour prouver qu'elle est bien une femme. Je me demande à quand les tests de masculinité aux athlètes hommes qui se pointent derniers sur la ligne d'arrivée.
(le lien d'un ptit article chez Foleffet ainsi qu'une interview de Caster Semenya)

Gérard (1 000ème post bordel)

Les vacances improvisées c'est souvent (toujours) un peu le bordel. Surtout quand tu (je, ok, j'assume) décides de partir en camion, on ne sait pas trop où, ni combien de temps, genre le truc un peu à l'arrache de quand j'avais 20 ans (sauf que j'ai jamais fait ça à 20 ans, ni à 30 d'ailleurs).

Bref, j'emballe ma bonne humeur et ma mouf et nous vlà barrées pour un long et doux voyage. Enfin c'était comme ça que ça se passait dans mes rêves. Sauf que moi dans ma cabeza d'huître, j'avais pas pensé à tout (par contre ma mouf, elle si, presque, vu que c'est son camion) comme par exemple qu'un camion, c'est vachement haut et qu'on peut pas se garer n'importe où, que ce n'est pas non plus un camping-car et que tu repasseras donc, pour le caca du matin après ton café fort et ta clope (me dîtes pas que vous ne faites pas caca) et que non plus, tu ne peux pas sortir de ton lit à poils et filer sous la douche, puisqu'il y en a pas (de douche parce que les poils quand t'as oublié le rasoir, par contre, ça continue de pousser).

Evidement, j'avais omis aussi (enfin tant espérer du contraire surtout) que mes ovaires allaient faire la teuf pendant ces quelques jours. Alors évidement j'ai pas rigolé tout le temps mais avec un peu de patience (que ma mauvaise humeur se fasse la malle quoi, j'avais mes règles, merde) on a réussi à se détendre un tantinet.

On n'est pas descendues très loin mais au soleil et surtout au bord de la mer. Une chouette plage (dont je tairais le nom histoire que ça reste encore longtemps aussi pénard) avec un peu plus loin un coin de oilpés où l'on s'est installées (ou de naturistes si le verlan te donne de l'eczéma). On se pavane (on crame) sur nos serviettes, en apparat de galette saucisse grillée, les mots fléchés force 2 devant les mirettes et se mettant les miches au frais dans l'eau par moment.


Et là, c'est le drame. Enfin, la loose comme d'hab... Un mec remonte de la flotte, nu forcément, la bite en avant comme Artaban et esquisce une horrible langue pendante sur ses lèvres en nous matant. Forcément, je m'offusque (ou plutôt je commence par marmonner un "qu'est ce qu'il veut le connard ?"). Le mec se barre pour aller mater d'autres meufs ou/et mecs et s'exhiber tout autant avec ses manières de pouf de porno hétéro. On le surveille du coin de l'oeil pendant qu'il se paluche à moitié dans les dunes. Forcément, ça m'énerve (énerver est un faible mot, parce qu'y a vraiment que des mecs pour faire ce genre de trucs nazes, j'ai jamais vu de meuf se branler, debout, sur une plage, par contre des mecs, ouais, plusieurs fois ce qui sous entend que les corps nuEs ne sont pour eux que des morceaux de barbaque bons à enfiler).

La plage se vide peu à peu, ne reste pratiquement que nous, les deux tourtes caramel beurre salé et voilà que Gérard se repointe. Putain. Je perds patience, lui balance un "Dégage ou je t'en colle une" comme toute butch qui se respecte aurait fait dans ce genre de situation (oh putain le cliché de la mort). Debout, les jambes écartées, le zgueg toujours aussi fier, il répond que nous sommes parano (non non il ne bande pas, à peine, non non, il ne mate pas, à peine et non non, il ne se passe pas la langue sur la bouche comme un habitant du Biafra qui aurait découvert un pot d'Häagen Dazs...). Nous échangeons quelques politesses dont j'ai le secret jusqu'à ce que ça me gonfle véritablement et que je lui ordonne de se taire. Et là, je dois dire que je jubile. J'adore ça même. Il la boucle, tourne les talons et se casse. Et maintenant, c'est moi qui bande.

Berlin

N'est pas butch qui veut

J'ai déjà raconté, ô combien, j'aime (je déteste) la mécanique et toute autre sorte de bricolage. Je peux maintenant dire que je HAIS aussi la peinture. (non, pas l'art, le décoratif plutôt). Ca doit bientôt faire 4 ou 5 jours que l'on campe dans le salon mon bordel et moi (et accessoirement ma moitié et ma chatte Martine mais là, on s'en fout, de ma chatte Martine, pas de ma moitié, un peu de respect, merde). Bref, je suis au bord de la crise de nerfs à défaut d'être au bord de la mer, un comble avec plus de 26° dehors.
J'en ai ras le pompon pour ne pas dire ras le fion de ce bordel et de devoir utiliser mes mains à autre chose que de taper sur un clavier, prendre une tasse de café et fumer des clopes. 4 ou 5 jours que l'on dépoussière, découpe, maroufle et peint. Je raconte ça parce que ma chère et tendre a eu la géniale idée (si, si) de me proposer de refaire ma piaule avec du papier voile de verre. C'est un peu comme de la toile de verre mais en plus beau (parce que c'est quand même bien moche la toile de verre) mais aussi en beaucoup, mais alors beaucoup plus relou. C'est à dire que moi, à la base, je m'étais dis, tiens, pourquoi pas refaire la peintoche de mon horrible chambre pendant les vacances, les jours de pluie. Et moi quand je peins, je prépare que dalle et je me jette sur les murs comme une forcenée en m'arrêtant, bien évidement à la moitié (feignasse comme je suis).
Mais j'avais pas prévu que la déco, c'est un peu le métier de ma meuf (bon, elle taffe pour les décors de théâtre mais chez moi, parfois c'est un peu le cinéma), alors je te dis pas la pression, d'autant plus que c'est la première fois, pour elle aussi, qu'elle utilise le voile de verre. Faut que ce soit nif et moi, ça, c'est pas mon fort. Je suis plutôt du genre pateaugeoire quand je fais de la peinture, genre encore un peu à la maternelle, quoi.
Mais surtout, c'est le temps que ça prend. Bordel, c'est long. C'est long et c'est cher. Parce qu'un autre aspect du voile de verre, hormis que mes murs ressemblent maintenant à du velours bordeaux (un peu comme un lupanard tu vois) c'est qu'il faut le double, non que dis-je, le triple de peinture qu'à la normale. Je suis à deux doigts de jeter le rouleau et de laisser ma Valérie Damidot à moi (j'ai du bol, elle regarde pas la télé), terminer le bouzin seule et de lui dire d'assumer sa (ma) connerie. Mais mon bon coeur du butch me perdra. Je resterai jusqu'à la fin du pot (vite).
Et dire que certainEs en font leur métier. Arf.

Berlin est une ville étrange

Etrange de calme et de silence. Etrange par sa populace éparse. Déconcertante de liberté. Ville taguée, bricolée, rapiécée. Une cité sans style où fleurissent des no’ mans land. Pas désagréable. Bien au contraire.

Berlin, pendant les vacances, c’est aussi le rendez-vous annuel de la ladyfest. Un peu déçue sur ce coup-là. Les divers ateliers et workshop étaient en allemand ou en anglais et comme je n’ai pas avancé d’un chouilla dans mon apprentissage, c’était no way. De toute façon, j’y allais pour la musique, la musique de filles. Pas trop de bol avec la première soirée dans un squat, en plein air, il pleuvait comme vache qui pisse. Peut-être que les trop de couacs ont eu raison de Ra. Pas très bon tout ça, à part un jeune groupe d’argentines. Le lieu était sympa pourtant. Les gens plutôt cool mais pas assez politiques et revendicatifs à mon goût. On est parties avant que nos oreilles ne saignent. Direction le Lux pour prendre un verre et mater le Queer X Show d’Emilie Jouvet et consœurs. Quelques jours après, j’arrive toujours pas à dire ce que j’en pense. Performance porno-théâtralo-déjà vu (mais pas sur scène, je le concède). Mais c’est sans doute normal lorsque l’on a la fâcheuse habitude de mater du Q. Pas traumatisée non. Loin de là. J’ai bien aimé quand même cette Madame LoyalE un peu étrange qui a fait visiter l’intérieur de son vagin au public. Après, c’était la première, je crois, et le concept est plus compliqué que cela, puisqu’un film devrait ressortir de leur tournée. Je suis curieuse de voir le résultat. J’ai une tendresse particulière pour ce que fait Emilie Jouvet. Même si je n’aime pas tout, tout le temps, je me dis que cette meuf (ces meufs) fait (font) ce qu’elle(s) aime(nt), pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres. C’est pas con. C’est du spectacle. Et puis je me souviens d’il y a une vingtaine d’années, dans les boites gay dans lesquelles je sortais m’encanailler, il n’existait que des numéros de travestis (mecs forcément). Alors si ça peut changer un peu, c’est pas plus mal.

Le lendemain soir, suite de la Ladyfest, cette fois-ci dans une salle « punk » mythique de Berlin, le SO36. J’y ai rien trouvé de punk mais j’y ai bu des bières. Les live étaient cette fois ci, encore plutôt moyens (voire mauvais pour certains) mis à part ce groupe d’italiennes, « Agatha » sur qui j’ai bien flashé.

Une heure après, je me suis sentie vieille. Fatiguée, j’ai voulu rentrer. Il ne nous restait qu’une petite journée, le lendemain, pour flairer cette ville. Déambulations.

Ce qui m’a frappée dans cette capitale, c’est que l’espace public est public. Tu peux y découvrir des barbecues improvisés dans des parcs, des gens étalés sur les pelouses du centre ville se faisant bronzer en écoutant les mixes des dj des terrasses alentours, j’y ai même vu un enfant nu jouant au ballon. Imagine ça à Paris. C'est aussi une ville décorée par ses habitants, affichage sauvage, les escaliers et autres passages devenant des oeuvres d'art.

Berlin est une ville étrange et j’y retournerai sûrement.

Les Chattes Hurlantes, le 30 mai



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Pussy palace

Faut que ça sorte

Y a des féministes pro-queer (j’aime toujours pas ce mot par contre…) et puis y a des féministes anti-queer. Enfin je devrais dire des féministes anti-toutcequileurfaitpenseràunphallusetàungarçon , c’est dire si y a des trucs qu’elles supportent pas. Moi ce que je supporte pas par exemple, c’est d’entendre beugler des propos trop cons par des meufs, dans une soirée de gouines, non mixte, pendant une performance d’autres meufs,
Quand j’entends « à bas les bites », « on est des lesbiennes » pendant un spectacle (je répète, spectacle, performance, tu sais le truc que si t’aimes vraiment pas, tu peux te casser parce que personne te retiens mais par contre si le sujet t’intéresse tu peux y réfléchir sans nier une grande partie des gouines de mon espèce). Non mais c’est vrai, j’en ai vraiment ras le cul de me sentir jugée (parce que quand tu gueules ça en voyant des filles danser et performer avec des harnais et des godes, c’est aussi moi que tu juges même si je ne danse ni ne performe). Donc je disais que j’en avais ras le cul parce que je comprends toujours pas le propos et la véhémence du dit propos. Tu crois quoi toi, la lesbienne immaculée ? Qu’il n’existe qu’une seule sexualité de gouine ? Que nous sommes toutes gaulées dans le même moule, sortie de la même usine de formatage.
Moi j’essaie de respecter chacune, dans mon ptit coin, et pourtant, je te jure qu’il y en a une sacrée palanquée qui me font bien marrer ou qui me mettent encore en colère. Tu vois chère amie lesbienne, moi j’aime la bite. J’aime la bite en plastique de ma meuf, j'aime celle que je porte aussi parfois, j'aime voir le corps féminin avec ce rajout, ce presque bijou en cuir et en latex…et tu sais quoi ? Je t’emmerde. Je suis lesbienne.

Les Chattes Hurlantes, en vacances mais avant….

Tiennent à remercier toutes les artistes qui étaient présentes samedi 30 mai au Grand Cordel :

Peach aka Aurélie Cenno, qui a fait don d’un de ses posters au collectif (vraiment merci), Iza Iza pour ses peintures, Nathalie Mondot, Maboo qui a peint toute la soirée (et peut-être pas toujours avec le plus grand intérêt du public présent, dommage, elles mériteraient d'écouter Hélène Abadie en boucle pendant deux jours tiens), les Strap-on Dildos pour leur sympathie et aussi pour les minis débat et polémique qu’elles ont créés de par leur performance (chouette rencontre les filles), Ill Ease qui m’a appris quelques mots d’anglais comme wine ou vin wouge et qui nous a bluffées musicalement, les Big Boss Ladies pour… ben comme d’hab, c’est nos copines quoi… Les Human Toys parce que non le punk n’est pas mort (c’était vraiment trop bon et on s’excuse encore pour l’heure tardive du passage)… Mac l’Arnaque qui a dû mixer, elle aussi, trop tardivement et puis merci à toutes celles qui nous ont filé un sacré coup de main pour l’installation du matos et la tenue de la salle et grâce à qui cette soirée s’est déroulée sans encombre. Merci à celles qui se sont déplacées de loin (ou pas) pour passer un moment avec nous. Merci à Brigitte et Mimi pour le barbecue et la piscine du lendemain (nous aussi on peut faire un dinah shore hein).

Et puis personnellement, je remercie mes 3 co-Chattes (Gaëtane, Dine et Mimi) pour ce qu’on réussi à faire, collectivement, avec très peu de moyens, pour nous mais aussi et surtout pour les autres. C’est pas toujours simple et de tout repos mais je crois qu’on peut être assez fières de nous.

Les Chattes Hurlantes, le 30 mai, on remet ça

Je sais, c'est tôt mais faut que ça tourne et retourne....

Y a des possibilités de camping aux alentours et même ailleurs. Y aura peut-etre aussi un départ à la mer le lendemain ou le surlendemain (c'est férié éh éh). Et puis, déjà, y aura cette putain de soirée. Yeah

Pour celles qui auraient des problèmes d'hébergement ou de covoiturage (par contre, tes problèmes d'impôts ou de coeur, là on fait pas) contacter leschatteshurlantes@leschatteshurlantes.org

Ben quoi ?

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Suite et fin (reçu par mail)
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15 avril 2009 : appel à l'occupation de la MJC Antipode Cleunay pour la déprogrammation d'Orelsan.

La MJC Antipode Cleunay a fait le choix de programmer Orelsan le 21 avril 2009. Ce rappeur s'est fait connaître grâce à deux chansons diffusées sur internet, « Saint Valentin1 » et « Sale pute2 ». Le programme de l'Antipode promeut l'artiste ainsi : « découvert sur la toile à coup de clips tonitruants (« St Valentin » fut plusieurs fois censuré...)3 ». Les propos de ces chansons sont un véritable appel à la haine et à la violence envers les femmes : humiliations, coups, menaces de mort, esclavage sexuel etc.
On ne peut pas déconnecter ces paroles de la réalité des violences masculines envers les femmes. En France, en 2007, une femme est décédée tous les 2,5 jours, victime de son compagnon ou ex-compagnon, un chiffre en forte augmentation4. En outre, les violences masculines constituent la première cause de mortalité des femmes en Europe. Alors comment peut-on ne pas concevoir que ces paroles aient un impact sur les rapports entre les filles et les garçons ?
Appeler à la violence machiste n'est pas une question de liberté d'expression. Les chansons d'Orelsan ne sont ni de l'humour, ni du deuxième degré. Programmer un artiste, ce n'est pas uniquement un choix artistique, c'est aussi un choix politique. C'est lui donner de la visibilité et le soutenir financièrement. Et en cela, il y a contradiction complète avec l'implication de la MJC Antipode Cleunay dans le cadre des Journées internationales des Femmes de Rennes et du Printemps de la jupe et du respect. Par sa participation à ces initiatives, toute l'équipe de la MJC Antipode Cleunay est censée se mobiliser contre les stéréotypes et les violences sexistes.
Programmer Orelsan alors qu'il n'est pas revenu sur ses propos haineux envers les femmes, c'est considérer qu'il n'y a pas de problème à inciter à la haine et à la violence machiste.
De nombreuses personnes et structures ont interpellé la MJC Antipode Cleunay en exprimant leur indignation et leur colère suite à la programmation d'Orelsan le 21 avril 2009. A ce jour, elles n'ont obtenu aucune réponse satisfaisante.
C'est pourquoi nous invitons toutes celles et ceux qui veulent dénoncer la banalisation des violences faites aux femmes à participer à l'occupation de la MJC Antipode Cleunay le mercredi 15 avril 2009 à partir de 18h. Nous exigeons que les programmateurs prennent leurs responsabilités et annulent le concert d'Orelsan.

Des féministes en colère.
Rennes, 31 mars 2009.

PS : apportez sac de couchage, nourriture, boisson, musique, jeux etc.

ORELSAN ''SALE PUTE''

Intro : Attends bouges pas j'ai un mail d'Orel j'te rappelle
Ce soir j'suis rentré du taff plus tôt que d'habitude
Je suis passé chez toi pour te faire une surprise
Quand j'suis arrivé t'étais dans ton hall avec l'autre type qui est en cours avec toi
Et je vous ai vu...
Je vous ai vu vous jeter sur l'autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l'embrassais
Putain j'avais envie de vous tuer j'étais choqué j' croyais que tu étais différente des autres pétasses
J'te déteste j'te hais
J'déteste les petites putes genre Paris Hilton les meufs qui sucent des queues de la taille de celle de ''Lexington''
T'es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne
J'te déteste j'veux que tu crèves lentement
J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant
Les histoires d'amour ça commence bien ça fini mal
Avant je t'aimais maintenant j'rêve de voir imprimer de mes empreintes digitales
Tu es juste une putain d'avaleuse de sabre une sale catin
Un sale tapin tout ces mots doux c'était que du baratin
On s'tenaient par la main on s'enlassaient on s' embrassaient
On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée
On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire
T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir
T'es juste un démon déguisé en femme j'veux te voir briser en larme
J'veux te voir rendre l'âme j'veux te voir retourner brûler dans les flammes
Refrain x2
Poupée je t'aimais mais tu m'as trompé
Tu m'as trompé tu l'as pompé tu es juste une sale pute
Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute
J'déteste les sales traînées comme Marjolaine
Les petites chiennes les chichiteuses les filles à problèmes
J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen
Je t'emmènerai à l'hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine
Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse
Pétasse tu mériterais seulement d'attraper le DAS
Le seul liquide que je t'ai donné c'est mon sperme
Si j'te casse un bras considère qu'on s'est quittés en bons termes
J't'aime j'ai la haine j'te souhaite tout les malheurs du monde
J'veux que tu sentes la chaleur d'une bombe j'veux plus jamais que tu me trompes
J'étais trop fidèle (sale pute)
J'ai les nerfs en pelote (sale pute)
J'vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t'avorter à l'opinel
''Oh mais c est de ta faute t'étais jamais là pour moi''
Oh je m'en bas les couille c'était de la faute à qui
J'te collerai contre un radiateur en te chantant ''tostaky''
J'veux que tu pleures tout les soirs quand tu t' endors parce que t'es du même acabit que la pute qu'à ouvert la boite de pandore
Refrain x2
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby
Voilà ce que certains voudraient nous faire passer pour de la musique et des paroles... c'est un ramassi de merde vomi par un pauvre connard sans tête. Ce mec fait la première partie de Casey (et elle dit quoi Casey de ça ?) à Rennes, le 21 avril à l'Antipode (MJC = maison des jeunes et de la culture, et quelle culture, laisse moi rire). Le mail de la MJC pour manifester votre colère, rage et même haine (un prêté pour un rendu sale con) : com@mjc-antipode.com
Un courrier (dont je n'ai pas encore eu connaissance) a déjà été envoyé à Jocelyne Bougeard, élue Ville de Rennes, déléguée aux temps de la Ville et aux droits des femmes
Des actions spécifiques seront sans doute mise en oeuvre prochainement par différents groupes.

Communiqué (à diffuser)

On loge des fruits et légumes, des œuvres d’art…et même Sarkozy.
Et si on logeait aussi les êtres humains ?

En Ille-et-Vilaine, chaque nuit, une soixantaine de personnes sont laissées à la rue, notamment des personnes étrangères qui cherchent à obtenir des papiers. Souvent, ces personnes sont demandeuses d’asile politique, c’est-à-dire qu’elles demandent à la France de les accueillir en tant que réfugiées parce qu’elles s’estiment persécutées dans leur pays d’origine.
Le traitement de la demande peut prendre plusieurs mois. Or, les personnes qui demandent l’asile politique n’ont pas le droit de travailler (depuis 1991) et, normalement, elles ont le droit d’être hébergées et prises en charge par l’Etat en contrepartie de ce non droit au travail.

Oui mais voilà l’Etat coupe dans les budgets dans le département. Pourquoi ? Parce que l’Etat juge l’Ille-et-Vilaine trop doté au niveau de l’hébergement des personnes étrangères par rapport aux autres départements. En 2008, environ 400 personnes étrangères étaient accueillies au titre de l’hébergement temporaire géré par les travailleurs sociaux de l’AFTAM, association financée par l’Etat (par l’intermédiaire de la DDASS) pour gérer l’accueil des personnes étrangères qui demandent des papiers.
400, c’est trop selon l’Etat. Alors ordre a été donné à l’AFTAM de faire en sorte que le dispositif soit épuré pour n’accueillir qu’une centaine de personnes. D’ici le 1er juin 2009, les 300 « surplus » devront avoir dégagé du dispositif. Par ailleurs, plusieurs suppressions de postes sont prévues dans le service d’hébergement temporaire de l’AFTAM.

En attendant que cet objectif « plein d’humanité » soit atteint, l’AFTAM est obligée de ne plus accueillir personne dans le dispositif d’hébergement temporaire des personnes étrangères qui demandent des papiers. Et elle est obligée de renvoyer systématiquement les personnes étrangères vers le 115, numéro d’urgence qui permet d’être hébergé-e en urgence pour quelques nuits dans une grande précarité.
Seulement voilà : le 115 explose car il a trop de demandes puisque l’AFTAM ne prend plus personne, voire doit organiser des sorties d’hébergement. Et, en plus, la DDASS a donné l’ordre au 115 de donner la priorité aux personnes qui ne demandent pas de papiers.

Depuis plusieurs années, notre collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes est contacté par des personnes étrangères à la rue qui nous demandent de faire quelque chose. D’habitude, ces contacts commencent à la fin de la trêve hivernale au moment où, parce qu’il ne fait plus assez froid, on « ferme des places » d’urgence.
Cette année, cela fait déjà un mois que les contacts ont commencé.

Chronique de la haine ordinaire des pauvres et des étranger-e-s en milieu sarkozyste

Mardi 4 février : Un demandeur d’asile géorgien est à la rue. Nous occupons le Théâtre National de Bretagne (TNB). Trois heures plus tard, il est hébergé.

Mardi 4 mars : Une famille kosovar avec 3 enfants de moins de 3 ans, dont la femme est enceinte, est à la rue. Nous occupons les Champs Libres. Trois heures plus tard, la famille est hébergée. Au moment où nous évacuons l’occupation, le camion de la Croix rouge débarque 4 personnes mongols demandeuses d’asile politique. Elles sont à la rue. Nouvelles démarches pour les faire héberger. Nous finissons par obtenir une solution.

Mercredi 5 mars : La famille kosovar et les mongols sont à nouveau à la rue. Au moment où nous décidons d’occuper un nouveau bâtiment (ce qui a demandé deux heures d’organisation), elles sont relogées.
Mardi 11 mars : Le matin, nous apprenons que la femme kosovar enceinte a fait une fausse couche. Le soir, deux hommes birmans demandeurs d’asile politique sont à la rue. Il est 20 heures. Le 115 est saturé depuis 16 heures. Nous occupons à nouveau le TNB dont le directeur commence à en avoir marre de voir « son » théâtre utilisé pour réclamer des logements. Au bout de 3 heures d’occupation, soit vers 23 heures, la préfecture propose d’héberger pour une nuit un des deux hommes…à St Malo à condition que nous l’amenions là-bas. Rire général de notre collectif. Pour l’autre homme, de 19 ans, ce sera la rue. Enervement général de notre collectif. Négociations bricolées. On finit par trouver une autre solution pour les deux hommes.

Mercredi 12 mars : Les 2 birmans sont à nouveau à la rue. Et tant d’autres qui vont finir par nous contacter. Nous sommes fatigué-e-s alors nous passons à une phase supérieure de la lutte car nous en avons ras-le-bol des solutions ponctuelles.

Selon l’article 11 du préambule de la Constitution française de 1958, « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence ».

Les personnes étrangères qui demandent des papiers se trouvent dans l’incapacité de travailler puisqu’elles n’en ont pas le droit. Elles ont donc le droit d’obtenir de la collectivité un logement. Le raisonnement est logique sauf si le préambule de notre Constitution est du PQ ou si l’on nous démontre que ces personnes étrangères ne sont pas des êtres humains.

PARCE QUE NOUS VOULONS DES LOGEMENTS
POUR TOUTES ET TOUS,
FRANÇAIS-ES OU ETRANGER-E-S,
AVEC OU SANS PAPIERS,

nous occupons depuis le mercredi 11 mars Carrefour 18
(7 rue d’Espagne, métro Fréville, bus n°3 arrêt Alma) :

* pour héberger sur le lieu occupé les personnes laissées à la rue.
* pour construire une mobilisation pour le logement.

Nous appelons la population, les élu-e-s,
les organisations politiques, syndicales, associatives
à nous soutenir, y compris matériellement
(argent, nourriture, duvets, matelas,
participation aux équipes de nuit et de jour, etc.).
Et nous appelons les autres villes à
lancer des occupations similaires afin que le mouvement
reflète la réalité du logement dans ce pays.

Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes

Saturation

Je n'ai plus le goût d'écrire, ici, plus l'envie de dire, là. Simplement besoin de sentir l'air frais, respirer d'autres ailleurs et découvrir un nouvel endroit, plus vrai, bien plus vrai alors je range mon impudeur et remballe mon indécence pour quelques temps. Je descends de mon tabouret, repose les pieds par (sur) terre, pour de (du) vrai. Je laisse la porte entrouverte pour certaines pulsions à écraser mais... Je ne suis déjà plus là.
J'étais sans doute déjà partiE
Tout va bien.

Cette fois ci, j'ai ma place.
Casey le 21 avril à l'Antipode de Rennes.

Et moi je veux bien aller chez elle.


Monomanie de la nuit

Je ne dors pas. J'écoute la rue. Y a une fille ivre qui chante (mal). Des bruits de talons. Une voiture qui passe. J'ouvre des pages. Ecris 10 fois des mails pour ne pas les envoyer. Un rire et des cris. Toujours la rue. Dernière clope depuis la moitié du paquet. Je tourne la tête. Un paddle noir à clou sur la poignée d'une porte, je souris. Cette piaule est un grand n'importe quoi surtout pour ce qui s'y passe ce soir. J'ai toujours pas sommeil. Je compte des pas qui s'éloignent et écoute des voix. Je ferme les yeux mais ça vient pas.
Tout est calme maintenant et pourtant, je ne dors toujours pas.

J'avais pas envie de rentrer. J'avais envie de rouler. Longtemps. Le son à fond et chanter à gueuler. Bomber vers la côte, rien que pour la mater 5 mn, dans le vent, dans le froid, parce que ça me calme tellement c'est vide, tellement c'est plat l'horizon.. Remplir ma caisse de fumée, laisser tomber les cendres, ne se préocuper de rien, ni de personne. Surtout ne pas attendre et fracasser l'immobilité. J'avais envie de vitesse, du bruit sourd du bitume avalé et de prendre un café, là, en face d'une mer dénudée.
Putain, non, ce soir, j'avais pas envie de rentrer (et j'suis quand même là).

Et puis encore une fois, parfois, j'aime les gens. J'aime ces moments un peu doux dingues, comme ceux d'hier, ces moments à la bière ou ceux aux fruits (en)rhumés. Il y a eu des rires, des mots, de la musique, Helluvah mais pas en pyjama (mais putain, c'était très bien quand même), Mathilde En Juillet coincée entre l'évier et la gazinière avec sa jolie voix et ses quelques fausses notes, des chats, plein de chats, Jean-Pierre François et Nana Mouskouri, encore des rires, un non boulet, des faux départs en sac à dos à Barcelone, des attentions touchantes et d'autres maladroites, des envies communes, des échanges de badges, d'adresses, des échanges tout court, des couettes punks, des bouteilles vides, de l'ivresse mais une ivresse qui fait du bien. Ca m'a fait penser à ce film tendre de Varda que j'ai regardé la veille, les glaneurs et la glaneuse, où certains grapillent juste pour le plaisir. J'ai glané, grapillé hier, des minutes où l'on se sent bien. C'était une chouette soirée. Merci.

Helluvah "Go back to sleep"


Memories

Je me souviens rarement des corps et des peaux. Je ne me rappelle pas de la sensation de mes doigts qui glissent, de ma langue qui lèche et de mes lèvres qui goûtent. J'oublie les odeurs, celles des sueurs, celles des sexes et des culs, pareil pour les sons et les frissons. C'est à chaque fois presque semblable mais tellement différent. C'est pourtant les mêmes draps qu'on froisse et qu'on salie, les mêmes envies liquides, les mêmes désirs de chair... femme(s) cannibale(s).
Je me suis fait dévorer mille fois, régurgiter, recracher. Je connais tout ça par coeur mais j'oublie.
Les gestes se répètent mais ne se reflètent.
Alors, ne reste que les mots.

Et dire que demain, je vais écouter Helluvah en concert privé à une soirée pyjama....



Des feuilles de carnet arrachées et quelques mots lus plus tard, je suis encore là. Je ne sais pas toujours ce que je dis, ni ce que je fais, ni qui je suis et ce que je cherche mais je suis encore là.
Moi aussi.

Hop

Une artiste peintre dont j'aime beaucoup le travail (et qui aime le rock and roll). Stéphanie Guérin. A découvrir d'urgence

"Identité à vendre"



 
Dirty Week End | TNB