02 juillet 2009

Les Chattes Hurlantes, le 30 mai



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21 juin 2009

Pussy palace

03 juin 2009

Faut que ça sorte

Y a des féministes pro-queer (j’aime toujours pas ce mot par contre…) et puis y a des féministes anti-queer. Enfin je devrais dire des féministes anti-toutcequileurfaitpenseràunphallusetàungarçon , c’est dire si y a des trucs qu’elles supportent pas. Moi ce que je supporte pas par exemple, c’est d’entendre beugler des propos trop cons par des meufs, dans une soirée de gouines, non mixte, pendant une performance d’autres meufs, Quand j’entends « à bas les bites », « on est des lesbiennes » pendant un spectacle (je répète, spectacle, performance, tu sais le truc que si t’aimes vraiment pas, tu peux te casser parce que personne te retiens mais par contre si le sujet t’intéresse tu peux y réfléchir sans nier une grande partie des gouines de mon espèce). Non mais c’est vrai, j’en ai vraiment ras le cul de me sentir jugée (parce que quand tu gueules ça en voyant des filles danser et performer avec des harnais et des godes, c’est aussi moi que tu juges même si je ne danse ni ne performe). Donc je disais que j’en avais ras le cul parce que je comprends toujours pas le propos et la véhémence du dit propos. Tu crois quoi toi, la lesbienne immaculée ? Qu’il n’existe qu’une seule sexualité de gouine ? Que nous sommes toutes gaulées dans le même moule, sortie de la même usine de formatage. Moi j’essaie de respecter chacune, dans mon ptit coin, et pourtant, je te jure qu’il y en a une sacrée palanquée qui me font bien marrer ou qui me mettent encore en colère. Tu vois chère amie lesbienne, moi j’aime la bite. J’aime la bite en plastique de ma meuf, j'aime celle que je porte aussi parfois, j'aime voir le corps féminin avec ce rajout, ce presque bijou en cuir et en latex…et tu sais quoi ? Je t’emmerde. Je suis lesbienne.

01 juin 2009

Les Chattes Hurlantes, en vacances mais avant….

Tiennent à remercier toutes les artistes qui étaient présentes samedi 30 mai au Grand Cordel :

Peach aka Aurélie Cenno, qui a fait don d’un de ses posters au collectif (vraiment merci), Iza Iza pour ses peintures, Nathalie Mondot, Maboo qui a peint toute la soirée (et peut-être pas toujours avec le plus grand intérêt du public présent, dommage, elles mériteraient d'écouter Hélène Abadie en boucle pendant deux jours tiens), les Strap-on Dildos pour leur sympathie et aussi pour les minis débat et polémique qu’elles ont créés de par leur performance (chouette rencontre les filles), Ill Ease qui m’a appris quelques mots d’anglais comme wine ou vin wouge et qui nous a bluffées musicalement, les Big Boss Ladies pour… ben comme d’hab, c’est nos copines quoi… Les Human Toys parce que non le punk n’est pas mort (c’était vraiment trop bon et on s’excuse encore pour l’heure tardive du passage)… Mac l’Arnaque qui a dû mixer, elle aussi, trop tardivement et puis merci à toutes celles qui nous ont filé un sacré coup de main pour l’installation du matos et la tenue de la salle et grâce à qui cette soirée s’est déroulée sans encombre. Merci à celles qui se sont déplacées de loin (ou pas) pour passer un moment avec nous. Merci à Brigitte et Mimi pour le barbecue et la piscine du lendemain (nous aussi on peut faire un dinah shore hein).


Et puis personnellement, je remercie mes 3 co-Chattes (Gaëtane, Dine et Mimi) pour ce qu’on réussi à faire, collectivement, avec très peu de moyens, pour nous mais aussi et surtout pour les autres. C’est pas toujours simple et de tout repos mais je crois qu’on peut être assez fières de nous.

21 avril 2009

Les Chattes Hurlantes, le 30 mai, on remet ça

Je sais, c'est tôt mais faut que ça tourne et retourne....

Y a des possibilités de camping aux alentours et même ailleurs. Y aura peut-etre aussi un départ à la mer le lendemain ou le surlendemain (c'est férié éh éh). Et puis, déjà, y aura cette putain de soirée. Yeah

Pour celles qui auraient des problèmes d'hébergement ou de covoiturage (par contre, tes problèmes d'impôts ou de coeur, là on fait pas) contacter leschatteshurlantes@leschatteshurlantes.org

19 avril 2009

Ben quoi ?

<a href="http://www.grapheine.com"></a>

02 avril 2009

Suite et fin (reçu par mail)
Diffusez dans vos réseaux!
15 avril 2009 : appel à l'occupation de la MJC Antipode Cleunay pour la déprogrammation d'Orelsan.

La MJC Antipode Cleunay a fait le choix de programmer Orelsan le 21 avril 2009. Ce rappeur s'est fait connaître grâce à deux chansons diffusées sur internet, « Saint Valentin1 » et « Sale pute2 ». Le programme de l'Antipode promeut l'artiste ainsi : « découvert sur la toile à coup de clips tonitruants (« St Valentin » fut plusieurs fois censuré...)3 ». Les propos de ces chansons sont un véritable appel à la haine et à la violence envers les femmes : humiliations, coups, menaces de mort, esclavage sexuel etc.
On ne peut pas déconnecter ces paroles de la réalité des violences masculines envers les femmes. En France, en 2007, une femme est décédée tous les 2,5 jours, victime de son compagnon ou ex-compagnon, un chiffre en forte augmentation4. En outre, les violences masculines constituent la première cause de mortalité des femmes en Europe. Alors comment peut-on ne pas concevoir que ces paroles aient un impact sur les rapports entre les filles et les garçons ?
Appeler à la violence machiste n'est pas une question de liberté d'expression. Les chansons d'Orelsan ne sont ni de l'humour, ni du deuxième degré. Programmer un artiste, ce n'est pas uniquement un choix artistique, c'est aussi un choix politique. C'est lui donner de la visibilité et le soutenir financièrement. Et en cela, il y a contradiction complète avec l'implication de la MJC Antipode Cleunay dans le cadre des Journées internationales des Femmes de Rennes et du Printemps de la jupe et du respect. Par sa participation à ces initiatives, toute l'équipe de la MJC Antipode Cleunay est censée se mobiliser contre les stéréotypes et les violences sexistes.
Programmer Orelsan alors qu'il n'est pas revenu sur ses propos haineux envers les femmes, c'est considérer qu'il n'y a pas de problème à inciter à la haine et à la violence machiste.
De nombreuses personnes et structures ont interpellé la MJC Antipode Cleunay en exprimant leur indignation et leur colère suite à la programmation d'Orelsan le 21 avril 2009. A ce jour, elles n'ont obtenu aucune réponse satisfaisante.
C'est pourquoi nous invitons toutes celles et ceux qui veulent dénoncer la banalisation des violences faites aux femmes à participer à l'occupation de la MJC Antipode Cleunay le mercredi 15 avril 2009 à partir de 18h. Nous exigeons que les programmateurs prennent leurs responsabilités et annulent le concert d'Orelsan.

Des féministes en colère.
Rennes, 31 mars 2009.

PS : apportez sac de couchage, nourriture, boisson, musique, jeux etc.

17 mars 2009

ORELSAN ''SALE PUTE''
Intro : Attends bouges pas j'ai un mail d'Orel j'te rappelle
Ce soir j'suis rentré du taff plus tôt que d'habitude
Je suis passé chez toi pour te faire une surprise
Quand j'suis arrivé t'étais dans ton hall avec l'autre type qui est en cours avec toi
Et je vous ai vu...
Je vous ai vu vous jeter sur l'autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l'embrassais
Putain j'avais envie de vous tuer j'étais choqué j' croyais que tu étais différente des autres pétasses
J'te déteste j'te hais
J'déteste les petites putes genre Paris Hilton les meufs qui sucent des queues de la taille de celle de ''Lexington''
T'es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne
J'te déteste j'veux que tu crèves lentement
J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant
Les histoires d'amour ça commence bien ça fini mal
Avant je t'aimais maintenant j'rêve de voir imprimer de mes empreintes digitales
Tu es juste une putain d'avaleuse de sabre une sale catin
Un sale tapin tout ces mots doux c'était que du baratin
On s'tenaient par la main on s'enlassaient on s' embrassaient
On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée
On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire
T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir
T'es juste un démon déguisé en femme j'veux te voir briser en larme
J'veux te voir rendre l'âme j'veux te voir retourner brûler dans les flammes
Refrain x2
Poupée je t'aimais mais tu m'as trompé
Tu m'as trompé tu l'as pompé tu es juste une sale pute
Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute
J'déteste les sales traînées comme Marjolaine
Les petites chiennes les chichiteuses les filles à problèmes
J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen
Je t'emmènerai à l'hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine
Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse
Pétasse tu mériterais seulement d'attraper le DAS
Le seul liquide que je t'ai donné c'est mon sperme
Si j'te casse un bras considère qu'on s'est quittés en bons termes
J't'aime j'ai la haine j'te souhaite tout les malheurs du monde
J'veux que tu sentes la chaleur d'une bombe j'veux plus jamais que tu me trompes
J'étais trop fidèle (sale pute)
J'ai les nerfs en pelote (sale pute)
J'vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t'avorter à l'opinel
''Oh mais c est de ta faute t'étais jamais là pour moi''
Oh je m'en bas les couille c'était de la faute à qui
J'te collerai contre un radiateur en te chantant ''tostaky''
J'veux que tu pleures tout les soirs quand tu t' endors parce que t'es du même acabit que la pute qu'à ouvert la boite de pandore
Refrain x2
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir
J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby
Voilà ce que certains voudraient nous faire passer pour de la musique et des paroles... c'est un ramassi de merde vomi par un pauvre connard sans tête. Ce mec fait la première partie de Casey (et elle dit quoi Casey de ça ?) à Rennes, le 21 avril à l'Antipode (MJC = maison des jeunes et de la culture, et quelle culture, laisse moi rire). Le mail de la MJC pour manifester votre colère, rage et même haine (un prêté pour un rendu sale con) : com@mjc-antipode.com
Un courrier (dont je n'ai pas encore eu connaissance) a déjà été envoyé à Jocelyne Bougeard, élue Ville de Rennes, déléguée aux temps de la Ville et aux droits des femmes
Des actions spécifiques seront sans doute mise en oeuvre prochainement par différents groupes.

13 mars 2009

Communiqué (à diffuser)

On loge des fruits et légumes, des œuvres d’art…et même Sarkozy.
Et si on logeait aussi les êtres humains ?

En Ille-et-Vilaine, chaque nuit, une soixantaine de personnes sont laissées à la rue, notamment des personnes étrangères qui cherchent à obtenir des papiers. Souvent, ces personnes sont demandeuses d’asile politique, c’est-à-dire qu’elles demandent à la France de les accueillir en tant que réfugiées parce qu’elles s’estiment persécutées dans leur pays d’origine.
Le traitement de la demande peut prendre plusieurs mois. Or, les personnes qui demandent l’asile politique n’ont pas le droit de travailler (depuis 1991) et, normalement, elles ont le droit d’être hébergées et prises en charge par l’Etat en contrepartie de ce non droit au travail.

Oui mais voilà l’Etat coupe dans les budgets dans le département. Pourquoi ? Parce que l’Etat juge l’Ille-et-Vilaine trop doté au niveau de l’hébergement des personnes étrangères par rapport aux autres départements. En 2008, environ 400 personnes étrangères étaient accueillies au titre de l’hébergement temporaire géré par les travailleurs sociaux de l’AFTAM, association financée par l’Etat (par l’intermédiaire de la DDASS) pour gérer l’accueil des personnes étrangères qui demandent des papiers.
400, c’est trop selon l’Etat. Alors ordre a été donné à l’AFTAM de faire en sorte que le dispositif soit épuré pour n’accueillir qu’une centaine de personnes. D’ici le 1er juin 2009, les 300 « surplus » devront avoir dégagé du dispositif. Par ailleurs, plusieurs suppressions de postes sont prévues dans le service d’hébergement temporaire de l’AFTAM.

En attendant que cet objectif « plein d’humanité » soit atteint, l’AFTAM est obligée de ne plus accueillir personne dans le dispositif d’hébergement temporaire des personnes étrangères qui demandent des papiers. Et elle est obligée de renvoyer systématiquement les personnes étrangères vers le 115, numéro d’urgence qui permet d’être hébergé-e en urgence pour quelques nuits dans une grande précarité.
Seulement voilà : le 115 explose car il a trop de demandes puisque l’AFTAM ne prend plus personne, voire doit organiser des sorties d’hébergement. Et, en plus, la DDASS a donné l’ordre au 115 de donner la priorité aux personnes qui ne demandent pas de papiers.

Depuis plusieurs années, notre collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes est contacté par des personnes étrangères à la rue qui nous demandent de faire quelque chose. D’habitude, ces contacts commencent à la fin de la trêve hivernale au moment où, parce qu’il ne fait plus assez froid, on « ferme des places » d’urgence.
Cette année, cela fait déjà un mois que les contacts ont commencé.

Chronique de la haine ordinaire des pauvres et des étranger-e-s en milieu sarkozyste

Mardi 4 février : Un demandeur d’asile géorgien est à la rue. Nous occupons le Théâtre National de Bretagne (TNB). Trois heures plus tard, il est hébergé.

Mardi 4 mars : Une famille kosovar avec 3 enfants de moins de 3 ans, dont la femme est enceinte, est à la rue. Nous occupons les Champs Libres. Trois heures plus tard, la famille est hébergée. Au moment où nous évacuons l’occupation, le camion de la Croix rouge débarque 4 personnes mongols demandeuses d’asile politique. Elles sont à la rue. Nouvelles démarches pour les faire héberger. Nous finissons par obtenir une solution.

Mercredi 5 mars : La famille kosovar et les mongols sont à nouveau à la rue. Au moment où nous décidons d’occuper un nouveau bâtiment (ce qui a demandé deux heures d’organisation), elles sont relogées.
Mardi 11 mars : Le matin, nous apprenons que la femme kosovar enceinte a fait une fausse couche. Le soir, deux hommes birmans demandeurs d’asile politique sont à la rue. Il est 20 heures. Le 115 est saturé depuis 16 heures. Nous occupons à nouveau le TNB dont le directeur commence à en avoir marre de voir « son » théâtre utilisé pour réclamer des logements. Au bout de 3 heures d’occupation, soit vers 23 heures, la préfecture propose d’héberger pour une nuit un des deux hommes…à St Malo à condition que nous l’amenions là-bas. Rire général de notre collectif. Pour l’autre homme, de 19 ans, ce sera la rue. Enervement général de notre collectif. Négociations bricolées. On finit par trouver une autre solution pour les deux hommes.

Mercredi 12 mars : Les 2 birmans sont à nouveau à la rue. Et tant d’autres qui vont finir par nous contacter. Nous sommes fatigué-e-s alors nous passons à une phase supérieure de la lutte car nous en avons ras-le-bol des solutions ponctuelles.

Selon l’article 11 du préambule de la Constitution française de 1958, « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence ».

Les personnes étrangères qui demandent des papiers se trouvent dans l’incapacité de travailler puisqu’elles n’en ont pas le droit. Elles ont donc le droit d’obtenir de la collectivité un logement. Le raisonnement est logique sauf si le préambule de notre Constitution est du PQ ou si l’on nous démontre que ces personnes étrangères ne sont pas des êtres humains.

PARCE QUE NOUS VOULONS DES LOGEMENTS
POUR TOUTES ET TOUS,
FRANÇAIS-ES OU ETRANGER-E-S,
AVEC OU SANS PAPIERS,

nous occupons depuis le mercredi 11 mars Carrefour 18
(7 rue d’Espagne, métro Fréville, bus n°3 arrêt Alma) :

* pour héberger sur le lieu occupé les personnes laissées à la rue.
* pour construire une mobilisation pour le logement.

Nous appelons la population, les élu-e-s,
les organisations politiques, syndicales, associatives
à nous soutenir, y compris matériellement
(argent, nourriture, duvets, matelas,
participation aux équipes de nuit et de jour, etc.).
Et nous appelons les autres villes à
lancer des occupations similaires afin que le mouvement
reflète la réalité du logement dans ce pays.

Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes

02 mars 2009

Saturation

Je n'ai plus le goût d'écrire, ici, plus l'envie de dire, là. Simplement besoin de sentir l'air frais, respirer d'autres ailleurs et découvrir un nouvel endroit, plus vrai, bien plus vrai alors je range mon impudeur et remballe mon indécence pour quelques temps. Je descends de mon tabouret, repose les pieds par (sur) terre, pour de (du) vrai. Je laisse la porte entrouverte pour certaines pulsions à écraser mais... Je ne suis déjà plus là.
J'étais sans doute déjà partiE
Tout va bien.

27 février 2009

Cette fois ci, j'ai ma place.
Casey le 21 avril à l'Antipode de Rennes.

Et moi je veux bien aller chez elle.


Monomanie de la nuit.
Je ne dors pas. J'écoute la rue. Y a une fille ivre qui chante (mal). Des bruits de talons. Une voiture qui passe. J'ouvre des pages. Ecris 10 fois des mails pour ne pas les envoyer. Un rire et des cris. Toujours la rue. Dernière clope depuis la moitié du paquet. Je tourne la tête. Un paddle noir à clou sur la poignée d'une porte, je souris. Cette piaule est un grand n'importe quoi surtout pour ce qui s'y passe ce soir. J'ai toujours pas sommeil. Je compte des pas qui s'éloignent et écoute des voix. Je ferme les yeux mais ça vient pas.
Tout est calme maintenant et pourtant, je ne dors toujours pas.

26 février 2009

J'avais pas envie de rentrer. J'avais envie de rouler. Longtemps. Le son à fond et chanter à gueuler. Bomber vers la côte, rien que pour la mater 5 mn, dans le vent, dans le froid, parce que ça me calme tellement c'est vide, tellement c'est plat l'horizon.. Remplir ma caisse de fumée, laisser tomber les cendres, ne se préocuper de rien, ni de personne. Surtout ne pas attendre et fracasser l'immobilité. J'avais envie de vitesse, du bruit sourd du bitume avalé et de prendre un café, là, en face d'une mer dénudée.
Putain, non, ce soir, j'avais pas envie de rentrer (et j'suis quand même là).

22 février 2009

Et puis encore une fois, parfois, j'aime les gens. J'aime ces moments un peu doux dingues, comme ceux d'hier, ces moments à la bière ou ceux aux fruits (en)rhumés. Il y a eu des rires, des mots, de la musique, Helluvah mais pas en pyjama (mais putain, c'était très bien quand même), Mathilde En Juillet coincée entre l'évier et la gazinière avec sa jolie voix et ses quelques fausses notes, des chats, plein de chats, Jean-Pierre François et Nana Mouskouri, encore des rires, un non boulet, des faux départs en sac à dos à Barcelone, des attentions touchantes et d'autres maladroites, des envies communes, des échanges de badges, d'adresses, des échanges tout court, des couettes punks, des bouteilles vides, de l'ivresse mais une ivresse qui fait du bien. Ca m'a fait penser à ce film tendre de Varda que j'ai regardé la veille, les glaneurs et la glaneuse, où certains grapillent juste pour le plaisir. J'ai glané, grapillé hier, des minutes où l'on se sent bien. C'était une chouette soirée. Merci.

Helluvah "Go back to sleep"


20 février 2009

Memories
Je me souviens rarement des corps et des peaux. Je ne me rappelle pas de la sensation de mes doigts qui glissent, de ma langue qui lèche et de mes lèvres qui goûtent. J'oublie les odeurs, celles des sueurs, celles des sexes et des culs, pareil pour les sons et les frissons. C'est à chaque fois presque semblable mais tellement différent. C'est pourtant les mêmes draps qu'on froisse et qu'on salie, les mêmes envies liquides, les mêmes désirs de chair... femme(s) cannibale(s).
Je me suis fait dévorer mille fois, régurgiter, recracher. Je connais tout ça par coeur mais j'oublie.
Les gestes se répètent mais ne se reflètent.
Alors, ne reste que les mots.
Et dire que demain, je vais écouter Helluvah en concert privé à une soirée pyjama....



Des feuilles de carnet arrachées et quelques mots lus plus tard, je suis encore là. Je ne sais pas toujours ce que je dis, ni ce que je fais, ni qui je suis et ce que je cherche mais je suis encore là.
Moi aussi.

14 février 2009

Hop

Une artiste peintre dont j'aime beaucoup le travail (et qui aime le rock and roll). Stéphanie Guérin. A découvrir d'urgence

"Identité à vendre"



13 février 2009

Communiqué

Le 7 mars, Les Chattes Hurlantes « squat »

Le 7 mars, nous organisons, en version non officielle évidement, une soirée dédiée aux filles, à toutes les filles. Le collectif a décidé, à l’unanimité (en même temps, nous ne sommes que 4) de changer de lieu et nous aimerions nous en expliquer afin d’éclaircir (et aussi parce que parfois, ça nous met un peu en colère), quelques points.

Il était prévu de faire cette soirée dans un bar lesbien (et gay) à Rennes. Nous faisons venir deux dj (voire 3) et une photographe. Evidement, nous sommes un tout petit collectif avec très très peu de moyen (ces pré-soirées dans ce bar, servent à financer nos grosses soirées dans une vraie salle de concert, à payer la location du matos, les artistes, le lieu, mais aussi à passer de bons moments entre nous).

Les filles viennent non seulement pour nous faire plaisir (et parfois de loin) mais aussi pour nous exposer ou faire écouter leur taf. Nous estimons que la moindre des choses est de défrayer un « minimum » ces artistes. Il y a quelques mois, le lieu que nous avions choisi était d’accord sur le principe, en nous proposant un petit financement, mais depuis, il y a eu changement d’avis (pourtant il existe une autre programmation d’artistes rémunéréEs dans ce même lieu).

Nous n’aimons ni nous sentir comme des vaches à lait (puisque déjà toute la com était pour notre poire et que de par ces soirées, nous faisions en sorte de remplir un peu plus l’établissement), ni ne considérons les artistes comme des faire valoir ou des sous merdes, c’est pour ça que nous avons décidé de changer de lieu.

Nous vous donnons donc rdv

le 7 mars, à partir de 20 h
au 14 rue de Gaillon (quartier Arsenal-Redon)
à Rennes

Nous remercions Les Sales Frangines et les potes (ainsi que les habitants du 14) pour leur aide précieuse et de nous faire croire encore à une solidarité féminine.

On vous attend, on l’espère, nombreuses, afin de passer une soirée plutôt sympa entre moufs et découvrir ensemble de nouveaux talents (ou pas ahaha) et tout ça, en toute LIBERTE, dans la joie, la bonne humeur et l’alcool ! Alleluia ! (je déconne)

Les Chattes Hurlantes, cette fois-ci, mettent un coup de boule dans la norme.

(notez dans vos agendas : le 30 mai, grossse grosse soirée des Chattes Hurlantes, au Grand Cordel, à Rennes, avec une affiche-de-la-mort-que-même-ta-soeur-va-pas-le-croire - possibilité de camping aux alentours, plus d’infos bientôt sur le site
www.leschatteshurlantes.org )

10 février 2009

Les grandes surfaces et moi, c'est pas la joie.
Y a un truc qui m'exaspère, outre le fait de me taper les courses à faire, c'est ce qui se passe, presqu'à chaque fois, dès mon entrée dans un magasin ou avant mon passage aux caissses. Je n'ai pas de sac à main, pas de panier (butch toujours) donc je fais mes coursinettes (lopette) avec un sac à dos (je précise qu'ici, les sacs en plastique n'existent plus). Et à chaque fois, c 'est la même rengaine, la même suspicion. Soit le crétin de vigile (qui doit se fier à son pouvoir de physionomiste qu'il a acquit pendant les 3 ans qu'il a passé à la Tchunga) m'arrête net pour me demander instament de laisser mon sac à l'entrée (au cas où mes bras téléscopiques, mais seulement dans les rayons, remplissent mon sac qui est toujours dans mon dos), soit la caissière zélée (parce qu'elle a pas assez de passer les articles sur son putain de tapis) désire jeter un coup d'oeil à l'intérieur. En fait, ce qui m'agace au plus haut point, ce n'est ni de laisser mon sac, ni de le montrer, c'est juste que c'est, souvent, seulement ma gueule (et surtout mon sac à dos) qui en pâtit. Et puis, j'ai vraiment du mal avec ce regard plein de doutes qu'ont les gens sur moi. La meuf qui est avant moi, celle qui est derrière moi, qui ont des sacs à main digne d'une valise qui embarque pour le désert de Sibérie (non mais y a de ces sacs à main !), n'auront jamais à vivre ce sentiment de méfiance. Je suis à peu près sûre de me faire emmerder parce que mon look ne coïncide pas avec cette norme bonne femme-bobonne à courses.
C'est décidé, demain, je change de vie, je prends un caddie.

06 février 2009

Dé(composition)

Le fait de prendre de l'âge, en soi, je crois que je m'en fous. 30 ou 40, peu importe, de toute façon, j'ai toujours été nulle en calcul. Ce qui me gêne, c'est de sentir ce corps m'échapper. Je viens d'apprendre que je souffre d'arthrose digitale. Une banalité somme toute, chez beaucoup de femmes, chez les vieilles femmes. Sauf que je me pensais pas autant vieille , ni autant femme . Le masculin ne l'emporte pas toujours.

Ma mère m'avait déjà fait cadeau d'une thyroïde aussi paresseuse que moi. Problème très féminin aussi mais j'ai toujours réussi à gérer et à en faire plus ou moins abstraction, mais là...

C'est une banale souffrance oui. Mais je n'admettrai pas regarder mes mains se déformer, devenir laides. C'est bien la seule partie de ma peau que je réussissais à aimer, à regarder. Ca me donnerait presque envie de chialer. Ca me donnerait presque envie de couper, de scier, d'amputer.
Décadence - dégénéressence - pourriture - inexistence.
Plus vite qu'on ne le croit, plus vite que je ne l'ai cru.


(la première qui me dit, dorénavant que les butches ne sont pas des femmes, je lui colle un pain, j'en porte maintenant tous les stigmates)

02 février 2009

J'ai deux amours qu'elle disait Joséphine, mon pays et Paris. Ben pas moi. Non mais elle a pas été obligée, elle, de se taper les bars lesbiens de Paname un samedi soir. Moi si. Enfin, obligée, c'est un bien grand mot, fallait pas non plus trop me pousser pour aller boire quelques bières. En fait, mon bar chéri des Souffleurs était en fiesta bizarre et l'ambiance était pas tip top. On a donc émis l'idée, de pousser jusqu'au 3W pour commencer. Alors hormis le fait que c'eut été une bien mauvaise... que dire... Rien, puisqu'il ne s'y passe rien. Peu de filles, celles qui étaient là, sortaient certainement de 4 heures de colle ou d'une boum , d'ailleurs y avait encore des restes avec la musique. Parce que la musique dans les bars à gouines, c'est comment dire... Presque indéfinissable ou plus clairement, à chier !
Bière au 3w torchée, on change de crèmerie pour aller en face... Les Jaquasses. Ah ouais. Alors c'est tout l'un ou tout l'autre... parce que là, c'était plutôt mature et plutôt blindé... mais toujours avec ces mêmes notes phoniques qui te font dire qu'il y a encore vachement vachement de boulot en ce qui concerne l'éducation musicale. Pis cette ambiance étrange... limite ringarde quoi. On a évité de justesse le 3ème lieu parce qu'il était l'heure de reprendre le dernier métro (non mais ça aussi c'est génial à Paris, t'es obligée de rentrer à 1 h du mat si tu veux pas trop galérer ou trop casquer). Le 3ème lieu, c'était pas possible pour moi. M'asseoir à une tablée de moufs (en plus sur un banc... ) que je ne connais pas, parler fort (donc se faire écouter aux portes) parce que la musique (toujours à chier hein, on change pas une équipe qui gagne) gueule, tout ça, dans une odeur de fromage à croque monsieur et de charcuterie, non merci.
Moi ce que je voudrais leur dire à ces moufs lesbiennes (oui parce que là c'était pas des gouines, c'est pas possible), c'est que les années 80, même les années 90 c'est fini. Terminé. On a presque passé la première décennie des 2000 alors faudrait peut-être mettre vos mp3 et surtout vos goûts (dans toute leur généralité) à l'heure.... de la qualité.
Bon peut-etre que demain, je m'attaquerai à The L word, parce que là, on atteint des summum.

31 janvier 2009

39
Je vais m'arrêter là. Fini de compter, de fêter, d'en parler et surtout de vieillir. 39 ça me convient bien. Deux chiffres tout en rondeurs, à l'allure rassurante. 39 encore pour un jour mais moi je choisis 39 pour toujours.
Dans ma tête, je viens de stopper le temps.

30 janvier 2009

Ahhhhhhhh ptou ptou ptou ptou ptou (quoi, je fais bien la page de pub non ?)
Si tu es à l'Est, du côté de Nancy plus précisément, ma star préférée joue ... en plus, avec mon groupe préféré, lui aussi, je crois (qui n'est pas noté sur l'affiche d'ailleurs) Les Big Boss Ladies. Donc au lieu de t'ennuyer ferme, va écouter un peu de bonne musique. Et puis ce sont des meufs, et c'est très très bien.

28 janvier 2009

Demain
Si t'as envie de t'exprimer un minimum
Si t'as besoin de te sentir moins seulE
Si tout ce que ce gouvernement te propose n'est absolument pas en adéquation avec ce que tu désires
Si tu en as marre de leur mépris
Si les mots "crise financière" et "pouvoir d'achat" t'angoissent à longueur de temps
Si tu penses qu'on est véritablement mal barrés si rien ne bouge, si rien n'évolue
Si tu rêves encore
Si t'as un minimum d'envies
Si tu te demandes jusqu'à quand on va se foutre de ta gueule
Si tu ressens le besoin de gueuler, de marcher et de lever le poing
Si t'as envie d'être entouréE
Si tu crois à une possible révolution
Ou si juste tu sais pas quoi foutre demain
Manifeste toi
Et fous toi en grève, le 29 janvier

24 janvier 2009

Cette chance là.

Elle est l'autre. L'autre est elle. Mais ne sont qu'une. Elle porte un masque, bien planquée, l'excitante. Elle est double certains jours même dans sa solitude. Mais si vous saviez. (dis leur mon amour).

Elle est là et puis là. Dedans. Dehors. Elle est elle mais elle aussi, avec cette froideur terrifiante mais tellement bandante. Parfois, elle vous fait fantasmer mais ce sont mes bras qui la serrent. Parfois, elle vous excite et vous tente mais ce sont ses lèvres que je baise. Oh si vous saviez. (dis leur mon amour)

Elle fait rêver. Accroche. Touche. Plante ses mots. Avec ses doigts. Avec sa langue. Elle se cache. Mais je l'ai trouvée.
Mais putain si vous saviez....(dis leur mon amour)
(Que) je ne la (te) lâcherai pas.


Echo

Ca faisait trop longtemps que je l'avais pas écoutée et quelques fois, y a des petits hasards assez drôles. Je l'ai entendu sur un blog ce matin, et une fois la radio allumée dans ma voiture (aaaah ma voiture, je déconne, tout le monde va croire que je voue un culte à ma caisse); même chose. (et c'est super rare d'entendre du Pj Harvey à la radio)

Pj Harvey "Good fortune"
Aujourd'hui, je prie.
Non, mais qu'on se rassure, je n'ai pas franchi la ligne de démarcation de la raison (pas comme notre "ami" Benoît 16 qui s'est mis en tête de réintégrer les lefèbvristes au sein de l'église catholique, c'est à dire les bon vieux intégristes fascisants), Non, j'adjure (ouais enfin j'espère juste quoi) que la malchance automobile ne me poursuivra pas ce week end. J'ai ommis (sciement en même temps, vu le peu d'intérêt que ça suscite) de raconter comment la loose m'a encore collée au front (pour changer du cul) la semaine dernière. Je me lève (et non je ne te bouscule pas) et je trouve un message sur mon répondeur (j'entends jamais ce putain de téléphone). "Bonjour M'dame Dwe (erk), c'est la Bac de Rennes, votre voiture a subi des dégradations cette nuit, mais rassurez vous (ben c'est certain, j'suis super rassurée) nous avons arrêté l'auteur, il faudrait que vous veniez rapidement porter plainte".
Bien.

Je vois que cette journée s'annonce super bien, parce que moi, dans ma ptite de linotte pas réveillée, je visualise ma caisse. Et je dois avouer que des images d'apocalypse se sont offertes à mes yeux gonflés. Plus de pare-brise, plus de vitres, les portières déglinguées, le coffre sacagé et les machines du taf, dedans, volées. Je suis restée digne (non c'est faux, j'étais surtout pétrifiée d'angoisse) avant de réveiller ma mouf pour la prévenir de ce qui me chagrinait (me rendait dingue de colère). Ni une, ni deux, on s'habille et on fonce au dit cadavre sur roues. Et là, une espèce de vent de légereté s'est mis à souffler entre mes oreilles. Rien de cassé, sauf le rétroviseur. Je me suis alors dit que dans ma looselife, quelque chose avait dû changer. Je ne sais pas ce que c'est mais quelque chose a évolué. Je remercie donc cette personne qui a lâché la poupée vaudou à mon éfigie. Serais-je enfin sortie de la matrice ?

(putain mais c'est n'importe quoi)

22 janvier 2009

Parfois, je n'aime pas les mélanges.
Je me demande comment on peut revendiquer de promouvoir l'art des femmes et finir par projeter, dans la dite soirée, un film de mec (et pas n'importe quel mec, mais ce gros con hétéro -mort mais quand même- de Russ Meyer). Je me demande jusqu'où peut aller l'excuse des gouines, jusqu'où peut-on essayer de leur faire avaler n'importe quoi, n'importe comment, sous prétexte de faux féminisme, de genre et de questionnement. Tout ça m'énerve. Série z pour chromosomes x, c'est vraiment de la merde.

21 janvier 2009

Gouine-geek où comment se faire moins chier sur la toile
(alors que je pourrais prendre un bouquin, me balader, faire des photos, regarder des films.... soupir)

J'aime bien les animals. Quel rapport avec le titre ? Je t'explique. Le fait est que je possède dorénavant, une cochonne, une vache et une pingouine. Non, je n'ai pas pété un câble entre la poire et le dessert, juste, je comble des trous d'ennui. Je passe mon temps (pas encore mon argent et j'espère jamais) à donner à becter, à ramasser la merde et à m'occuper de trois adorables animals virtuels. Oui je sais, ça ne sert à rien, ça ne rapporte rien. Remarque, la bête que je possède dans la vraie vie (non chérie ce n'est pas toi mais ma chatte Martine), non plus. Le plus con dans l'histoire, c'est que je suis accro à ce jeu débile. Et le pire, c'est ma pingouine. Parce que le ptit plus dans le truc c'est que tu peux choisir l'orientation sexuelle (donc forcément, elle est gouine) et que tu peux aussi t'accoupler pour créer une tripotée de chiards pinguouins et c'est sûrement ce qu'on va faire avec ma mouf, c'est notre projet de no life.
Elle est pas belle la vie virtuelle ?
Et puis je scotche depuis quelques jours sur ce jeu complètement inutile (aussi inutile que ce qu'est Jenny dans The L word, c'est pour dire) et surtout carrément con, puisque tu n'as rien à faire sauf à choisir tes adversaires, la brute. J'ai même un clan. Un clan de pieds nickelés mais un clan quand même.
Alors moi, maintenant, les problèmes économiques, politiques, le slow langoureux de Barack Obama avec sa mouf, je m'en tamponne le coquillard. Je nourris mes animals et je tape des gens.

19 h 17, je crois que mon cochon a faim. (et dire que je vais avoir 40 ans.... je veux qu'on me sorte de la matrice maintenant !)

20 janvier 2009

C'est bien la non habitude. J'avais pas envie d'aller la chercher à la gare l'autre soir, je voulais l'entendre arriver chez moi comme si c'était pas juste chez moi. Je l'ai attendue dans le lit. Peu de lumières, quelques bougies, une bière à la main et de la musique. Presque nuE. HarnachéE. ExcitéE. Elle est arrivée. Je l'ai trouvée belle et ça m'a fait mal. Pas mal de la trouver belle, mal de lui avoir fait mal, moi et mes attitudes bordeline, un coup bien, un coup pas bien, à rendre les autres fous de jamais savoir sur quel pied danser. Elle m'a pardonnée, je crois. En tout cas, elle m'a baisée, m'a aimée aussi et surtout ré-apprivoisée. J'étais bien, j'suis pas tombée, j'ai pas glissée. J'étais là, avec Elle. Elle était avec moi.
Une pétroleuse en amène toujours d'autres... voici la 7ème

La septième pétroleuse, un vidéo-club lesbien convivial et politique

Pétroleuse, n.f Femme qui pendant la Commune allumait des incendies avec du pétrole. Femme qui agit, manifeste plus ou moins violement ses opinions. Femme au caractère impétueux. (Définition Le petit Robert).

Au départ :
Une furieuse envie de lieu pour nous, entre lesbiennes, entre femmes, pour se rencontrer, connaître notre histoire, nos luttes, nos images, nos créatrices, nos films… Pour développer notre bonne humeur, notre regard critique, notre culture commune indispensable pour survire au milieu de l’envahissement idéologique, culturel, visuel hétérosexiste.
Comme nous ne devons attendre de personne que de nous même la création d’espaces de résistance et de plaisir non-mixte nous lançons l’initiative d’un vidéo-club lesbien convivial et politique ouvert sur les luttes féministes d’ici et d’ailleurs.
Juste pour se ressourcer, rêver, décoloniser nos écrans et notre imaginaire …

Déroulement :

Un bar, le gazoline (au bas de la place des lices, à Rennes) assez accueillant, une salle en sous-sol un peu cosy mais pas trop avec des vrais fauteuils de cinéma ( !), un vidéo projecteur et un grand écran.

Nous, on apporte du pop corn bio et pour la première séance le DVD.

Vous, vous arrivez à partir de 20h30, on fait connaissance, on peut boire un verre, vous venez diffuser vos infos. On compte sur vous pour faire connaître le rendez-vous vidéo-club et s’approprier l’initiative.

La séance commencera à 21H00 précise

Après la projection on peut discuter du film, faire des propositions pour les futures soirées, se prêter des DVD, continuer à écouter de la musique, apportez vos trouvailles…

Quelques principes :

Nous voulons que ce lieu soit non-mixte, évitez de venir avec « vos-éternels-meilleurs-copains-pas-comme-les-autres-lui-ce-n’est-pas-pareil ». La non-mixité n’est pas négociable, c’est le principe de base pour pouvoir à notre aise s’extasier devant NOS héroïnes, tousser de malaise et/ou d’envie lorsqu’elles s’embrassent…

Au maximum, les films de créatrices et les productions « marginales », les films rares, difficilement visionnables seront privilégiés.
Le choix de la projection sera fait en fonction des propositions de la salle, suivant l’humeur et les découvertes du moment.

L’accès au bar, à la projection (et au pop corn !) est gratuit et libre (pas d’adhésion ect). La salle n’est pas un mutiplexe et tant mieux, 20 places maxi.
PS : Si quelqu’une demande ton téléphone cela s’appelle de la drague, nous n’en sommes en aucune façon responsable…quoique…

Deux dates :

- Vendredi 23 janvier à 20h30 projection de Itty Bitty Committee

- Vendredi 27 février

16 janvier 2009

Ces ptits riens qui font sourire.
Ma rue, parfois, c'est un vrai cliché. Y a le boucher avec son tablier immaculé, la boulangère qui parle comme une poissonnière, l'épicier et son étal coloré de fruits et légumes hors de prix. Y avait même, aujourd'hui, cette petite vieille, facile 80 ans, qui est venue vers moi en me jetant un "vous pouvez me passer du feu ?", sans un s'il vous plait, limite sans merci. Elle était tellement mal aimable que j'en ai ri. Elle s'est assise, la perruque bien brushée, près de moi, pour lire son journal et fumer sa fine 120. La serveuse est venue chercher la commande, elle l'a même pas regardée, juste lui a dit qu'elle se reposait avant de rentrer. Pas de souci lui a répondu l'autre et là j'ai encore ri parce que mamie était vraiment pas facile. Et puis, il y a eu de jolies filles à passer et aussi des gens qu'on croise depuis des années et à qui on a même donné des surnoms débiles, comme cette famille de zicos que j'appelle la famille adams. J'ai encore souri. Mais j'ai pas vu les deux ptits vieux super amoureux avec qui on échange toujours de grands bonjours sans s'être jamais réellement parlé, on partage simplement le même café. Il faisait doux. Il ne faisait presque plus jour, j'ai levé la tête et j'ai vu ce joli ciel bleu nuit. Un ciel et des ptits riens qui vous réconcilient un temps avec la vie.

15 janvier 2009

(En) moins de deux
Moins de deux jours avant de la voir. Il est temps, je deviens bordeline (non en fait, je le suis tout le temps). Les échanges virtuels m'agacent, me trompent, m'ennuient, m'irritent. Alors je veux du vrai, du toucher, du palper, du lécher-sucer et puis s'embrasser, s'enlacer, se baiser et se regarder. Moins de deux nuits et elle est dans mon lit.
Une nouvelle, des nouvelles, un lien très fort, voilà la pétroleuse

http://lapetroleuse.canalblog.com/

12 janvier 2009

Nouvelle cuisine. Pour adultes.

Avant toute chose, bien se laver les mains.

Prendre les boules de geisha et les passer préalablement sous l'eau chaude savonneuse. Bien sécher. Prendre le tube de gel et en faire délicatement couler sur les boules afin de les recouvrir d'un fin coulis lubrifié. Les insérer très lentement (important pour le bon déroulement de la recette). Sentir les parois s'ouvrir légèrement alors seulement à ce moment là, s'installer confortablement (mais pas trop) devant l'écran.

Etre seule (ou pas, ça peut être un peu plus excitant mais peut-être perturbant). Allumer la caméra.

Ouvrir le fichier reçu, mode demi-écran.

Mettre le son (au casque ou enceintes, au choix).

Laisser défiler le film, quelques minutes, en s'imaginant d'autres corps.

Pendant ce temps là, glisser sa main délicatement dans son jean, commencer à se caresser avec de légers va et vients. Sentir son sexe s'humidifier. Se branler alors plus fort, plus rapidement. Jouer enfin avec la ficelle des boules en les faisant ressortir puis re-rentrer. Terminer par se faire jouir, les yeux.... en face des miens.
Putain de lundi matin.
Putain de train-train quotidien.
Rengaine des jours qui passent.
Et si je changeais tout ça ?
(ça fait facile deux ans que je le dis... )

11 janvier 2009

Il y avait plein de filles hier, enfin beaucoup plus qu'à l'habitude. D'abord des plus ou moins âgées et ensuite tout un groupe de jeunes politisées. Des comme j'aime bien. Des sans fard, sans chichi, des contentes d'être là, entre elles, des qui ont dansé et chanté, des que j'ai vu sourire et puis rire. Peu qui se faisaient chier mais y a toujours des rebelles. Des qui voulaient plus partir surtout. Des qui ont peut-etre continué, moi j'avais pas la force. Une qui a manqué, qui m'a manquée. C'était des filles, parfois des amies je crois... c'était un samedi soir, quelques heures entre nous.

09 janvier 2009

Ne pas (plus) attendre. Acheter de la patafix et recoller les photos du mur comme on recollerait les morceaux. Rajouter une carte espagnole dans l'embrasure de la porte. Boire un café trop fort qui râpe le palais et laisse le goût longtemps après. Ecouter du son à fond. Du son sans voix et sans toi. Ranger tout et n'importe quoi, enfin faire comme ci. Avoir envie d'une gorgée de bière ou plutôt d'un état d'ivresse mais il est trop tôt encore. Attendre le soir, la nuit pour enfin se laisser glisser dans l'alcool. Ne pas partir trop loin. Rester encore un peu là simplement en ne t'attendant pas.

"Oh Sombra"

07 janvier 2009

Avant j'aimais bien cette chanson
Maintenant, j'aime toujours cette chanson

Le centre du monde ou comment trouver le juste milieu.
J'en ai rien à foutre des autres, des ex, celles des photos, celles de là-haut. Rien à foutre de ce qu'elles ressentent ou vivent, non rien à foutre. Je ne suis que centre du monde, ventre éventré, gueule ouverte, égotiste autistique, déraisonné à lier. Je ne vois que moi, ne vis que moi. Pense et vante ma vision. Le reste ne m'intéresse pas. Le reste n'existe pas. Je veux juste dégueuler en paix, la tête dans la cuvette à émotion. J'irai ensuite ravaler ma colère, mes rancoeurs et je pourrai enfin me marrer de ma face de taré.

05 janvier 2009

Loose un jour, loose... et merde
Le ou la première qui me souhaite une bonne année, une bonne rentrée, je lui pète les dents. Mon téléphone sonne ce matin, la gestionnaire du bahut où je taffe me prévient que ma salle multimédia a été dépouillée de tout son matériel (plusieurs ordinateurs). Bon ok, en même temps, ça me fait pas si mal au cul que ça, vu que ça m'appartient pas non plus. Bref, je gère l'affaire comme je peux mais là où ça m'a un peu véner, c'est qu'il a fallu que je me déplace chez mes amis les flics pour y faire un dépôt d'empreintes digitales. Ben oui, au cas où, conne comme je peux être (c'est une blague hein), j'avais décidé pendant mes vacances (de merde, parce que il ne faut pas oublier que j'étais malade) d'aller piller mon armoire blindée de la camif (qui ne sont que des menteurs puiqu'elle a été ouverte avec un simple tournevis) et mon matos. Je me retrouve donc dans un labyrinthe, des flics à tous les étages, le truc digne de CSI et là, je commence moyennement à marrer. Je croyais qu'on prenait, genre, l'index et le pouce pour les empreintes mais non, c'est carrément les dix doigts et les paumes entières. Je me suis dit, qu'à un moment, z'allaient bien me faire avaler un coton tige pour adn mais non, on est pas allé jusque là. Ouf. J'avais pas envie moi qu'on me prenne mes empreintes, j'avais pas envie qu'on ait ce genre de traces de moi, j'avais pas envie mais on (on est un con et aussi mon chef par la même occasion) m'a demandé d'y aller. La meuf, secrétaire ? flicquette ? Catherine ? Sara ? bref on s'en fout, m'a quand même annoncé que ces empreintes là ne servaient qu'à la comparaison avec d'autres (les ptits voleurs) et qu'elles étaient détruites aussitôt... Je me suis quand même demandée si elle me prennait pour une tarée, mais juste un instant. Mais en fait, ce qui m'agace le plus, c'est que je sais que je connais obligatoirement de près ou de loin les marlous qui sont venus se faire de jolis cadeaux de Noël. Du coup, ça me fout un coup de savoir qu'ils ont blousé la confiance que j'avais mis à l'intérieur d'eux (je déconne) et là je peux vraiment annoncer, que ça va saigner jusqu'à la fin de l'année, promis les marmots.

04 janvier 2009

J'ai encore été rangéE dans le placard aujourd'hui, planquéE dans un coin comme on cache unE amantE (si seulement ça pouvait etre sous le lit, perverse comme je suis). J'aime pas cette compartimentation de vie, de ta vie. J'aime pas et comme un con, j'suis toujours là.

03 janvier 2009

Pub

Pour continuer dans la fiesta et la gueule de bois, tu peux nous rejoindre, pour la pré-soirée de la rentrée, à Rennes, le

10 janvier, à partir de 20 h, au bar le "Regards d'Ailleurs"

On pourrait discuter (ou pas), échanger (ou pas), trinquer (ou pas) et même débattre (ou pas)... Si parmi tes connaissances, tes ex, tes soeurs, tes amiEs, amantes et tout(e) et tout(e), quelqu'une serait intéressée pour exposer son travail d'artiste (photo, peinture, dessin, performance, vidéo, ...) elle pourrait justement nous rencontrer à ce moment là... Même chose pour les musiciennes, djettes, mange-disques et autres passionnées de musique (nous recherchons toujours des filles motivées pour le 7 mars, en vue d'une soirée lesbo-fémino-rock and rollo, pour la journée des femmes et rebelote pour le 30 mai, pour notre seconde grosse soirée, tout ça, toujours en non mixité)

Sur ce, n'hésites pas à faire passer l'info chez tes potes, plus on sera de folles, plus... non rien.

Bref, essayons un peu de faire bouger les choses, dans notre sens, en ce chouette début d'année de merde (c'est pas moi qui le dis... )
Après la crève et la bronchite, c'est mon oeil qui part en vrac, je me réveille la paupière collée, des larmes toute la journée et en plus, ça gratte. Moi, je voudrais vraiment que la personne qui possède cette poupée vaudou, la lâche deux minutes. Y a pas un jour qui passe sans que j'ai pas le trou du cul bouché. Non parce que j'aimerais mieux passer mes vacances (ah ben là c'est mort de toute façon) à foutre autre chose que de me plaindre (comment ça, je le fais tout le temps ?).
Non mais, c'est vrai, j'ai entamé un débat l'autre soir (réveillon du nouvel an féministe) sur le "concept" butch-fem et j'ai pas réussi à convaincre mon interlocutrice sur le fait qu'il s'agisse d'attirance d'abord, à défaut d'une recherche de binarité. Pas foutu d'expliciter plus, ma tête était rempli de cheesecake fondant et pas d'arguments. En même temps, ça fait plus de deux ans que j'essaie plus ou moins de faire passer mon ressenti de butch à travers ces lignes. Quelques fois, je perds la parole. En fait non, j'suis toujours pas à l'aise avec, je crois.
Je pense fondamentalement que ça emmerde les gens et les genres cette question de butch (alors quand tu y accoles le mot fem, c'est pire). Simplement le fait parfois, d'oser parler de masculinité, c'est comme si tu trahissais la cause féministe. Mais c'est nier ce que je suis, c'est nier que des femmes puissent posséder cette masculinité là, c'est renier une partie des femmes justement. Je me suis sentie comme ça, à ce moment là. EffacéE. Pas femme. Pas vue. Pas comprisE. Mais toujours en accord avec ce que je suis, quitte à ....

31 décembre 2008

Dans mes oreilles ou le post calamité
Mademoiselle K "Jamais la paix" en signe de ..... non rien.

30 décembre 2008

A chaque fois que je reviens du grand nord, c'est la même chose. J'ai deux balles de ping pong dans la gorge, les poumons cramés, complètement neurasthénique, zéro degré d'énergie, casse ovaires au plus haut point, égoïste et toujours encore plus égocentrique. Je pense que je sommatise (pas pour tout). Plus on vieillit, plus on craint. On perd sans doute sa naïveté et son j'm'en foutisme, engoncé pars les angoisses qu'on essaie pourtant de repousser. Alors je voudrais me gaver de chaleur jusqu'à étouffer mais même ça, j'y arrive pas.

Le Tigre "TKO" (par contre, elles peuvent m'épouser toutEs les 3)

23 décembre 2008

Je réfléchis à comment bien niquer ce 25 décembre pour qu'ensuite et définitivement, ne plus me sentir obligée de rendre visite à ma mère. Mis à part, le fait de la trucider, je vois pas trop comment réussir à faire en sorte que ce soit irrémédiable. Et puis l'empoisonnement, l'étouffement par cacahuètes, le découpage au couteau à huitres, la pendaison à la ficelle à barde du rôti, j'y crois moyen. Non faut que je trouve une solution solide et finale pour ne plus y aller. Et si je lui disais simplement, non ?
Ok l'année prochaine.

22 décembre 2008

Je suis sur le fil tendu de mes humeurs. Un geste trop rapide, un mot trop haut et je me casse la gueule. Je break ma tête, faut que j'm'enferme, que je me ferme. Ne rien attendre. Ne rien donner. Laisser passer.

16 décembre 2008

Profiter de tout. Profiter de rien. De son corps près du mien, du silence parfois pesant, parfois reposant. Profiter du vide, du plein, du temps qui passe ou qui s'arrête, oh juste une fraction de seconde mais c'est déjà bon. Profiter de ne rien faire, de n'avoir aucune envie, aucune énergie. Profiter de ses bras, profiter de sa chaleur. Profiter de la place dans le lit une fois qu'elle est partie. Profiter de la solitude, cette siamoise accrochée depuis toujours. Profiter de la fatigue simplement pour dormir. Profiter de ses mots, de tous ses maux. Profiter de ne plus penser pour ne pas exhorter les angoisses. Profiter du calme alors, pour profiter de tout, profiter de rien.

11 décembre 2008

FairE play
Comment je vais m'occuper jusqu'à ce que j'exécute ce que tu m'as demandé ? Où je vais traîner pour faire monter cette envie qui fera que je pourrai plus attendre, où un sms te préviendra de mes gestes et de mes mains qui me cherchent ? Tu n'es toujours pas là pour voir mais encore une fois, tu sauras, petite salope aux attentes bien précises. Tu vas me baiser fenêtres ouvertes et textos chauds. Et tu sais ce qui me plait...
Te le faire savoir lorsque tu n'es pas seule.

10 décembre 2008

Appel
"Wonderground Asso recherche une traductrice, ou une personne bilingue ESPAGNOL/FRANÇAIS qui puisse nous filer un coup de main pour les traductions du VIDEO/DOCUMENTAIRE sur les Batteuses, que nous sommes en train de réaliser....Le top du top serait quelqu'un qui puisse directement passer de l'anglais à l'espagnol ; Si vous n'êtes pas cette personne formidable ou si vous ne la cotoyez pas, il nous faudra attendre que je fasse d'abord les traducs en français... (fin décembre) pour pouvoir passer le relai en espagnol.... mais ça le fera quand même. Plus d'infos sur http://www.wonderground.org/ ou par email : wondergroundasso@hotmail.fr
En cas de doutes : coup de main bénévole, comme toute l'équipe depuis le début.... "

08 décembre 2008

La connerie du jour ou comment je ne suis définitivement pas une femme.
Ce midi, en écoutant les news, j'entends que le magazine Elle (oui forcément ça pouvait difficilement être lesbia mag) a publié un classement des "reines du web". Déjà le titre me laisse un tantinet songeuse mais je me dis que ça peut-être quand même intéressant, surtout quand j'entends que ça concerne les bloggeuses. Ah ouais mais quelques fois, il me reste un quart de seconde de naïveté.
Déjà, les catégories sont (ben ouais c'est des meufs hein) : beauté, création, sexe, mamans-bébés (non parce que mamans-chiens ou mamans-giraffons, ça l'aurait pas fait), mode, dessin, cuisine, chronique (là, pendant une mini minute, tu as crû qu'on avait rattrapé le coup mais quand tu avances dans l'interview, tu prépares ta corde parce que tu lis que le post "Péter au lit, la grande imposture." reste le souvenir le plus mémorable de l'auteure). Donc quand tu as fini de visualiser ça, t'as même pas envie d'aller plus loin. On sait toutes que nous les femmes (ah ben non c'est vrai, j'en suis pas une) nous ne sommes que ça. Nous, on ne s'intéresse ni à l'économie, ni à la politique, ni à rien d'autre que ces catégories de merde bourrées de futilités. Tu vas me dire, c'est édité par Elle, faut pas non plus s'attendre à y lire de la grande littérature ou des trucs un tant soit peu intelligents (oui oui, j'affirme que c'est largement un magazine de daube mais y en faut pour tout le monde). Là, ça pue la norme à mort, le formatage hétéro-soibeletaitoi, tout ce qui me fait dire que je ne suis pas une femme (non, jamais je ne serai comme ça) et que là, pour le coup, je le revendique haut et fort.
* Evidement, je ne linkerai pas ces merdes, même si (et surtout parce que) ce sont les blogs les plus influents (faut pas déconner)

05 décembre 2008

Le frigidaire est vide mais ma tête est pleine. Pleine d'incompréhension, pleine de non-dits, de je ne sais pas, de je ne comprends pas. Ce putain de frigo turbine pour quelques bières et mon bide, toujours pour quelques peines.

04 décembre 2008

Tu vas rire mais...
je pige toujours pas pourquoi j'suis née aussi looseuse. Pourquoi la poisse me suit invariablement même jusqu'au soir où j'devais aller mater Casey en concert (et pas n'importe quel concert, celui avec Teyssot-Gay). Pourquoi, moi, Dwe de looseland, quand j'arrive presque pile poil à l'heure indiquée sur la prog pour l'ouverture de la billeterie, je vois marqué, en gros, COMPLET sur la porte. Pourquoi ? Hein ? En fait, l'explication est simple, cette organisation de merde des bars en trans a vendu tous les billets via le net. Et tu sais quoi, même pas j'ai pensé à regarder.
Je reviens, je vais installer la corde.

03 décembre 2008

Transmusicales de Rennes (Bar en trans)

Jeudi, au Mondo Bizarro

ZONE LIBRE feat. Casey & Hamé




Vendredi, au Sambre,
Shane Cough

Samedi, au Dejazey,
The Rodeo + Lippie
T'as le doute coco
Le problème avec un blog, c'est qu'on se sent souvent obligé d'écrire, parfois même pour ne rien dire. J'ai toujours détesté parler pour ne rien dire.. alors écrire...
Y a l'impératif de publier, de mettre à jour si on veut être lu, si on veut "exister" quitte parfois à raconter n'importe quoi, n'importe comment. Je ne me retrouve plus, en ce moment dans tout ça, même raconter le Q ne m'amuse plus. Je n'ai plus ce plaisir là. Peut-être que ça reviendra... ou pas.
Furieuse envie de Q, terrible besoin de baiser. Ca me prend là, comme ça et ce n'est ni le moment, ni le lieu pourtant. Je m'en fous. Je pourrais même pousser le vice bien plus loin. Me fabriquer mes images, mes séquences, un défilement rapide de scènes obcènes, la perversion au bord des lèvres avec l'envie de dégueuler ma débauche. Parfois, je me sens plus salope que la pire des salopes (et pourtant je ne sais toujours pas ce que ça veut dire). J'ai juste envie de me baigner dans l'indécence, jubiler d'exhibition, écraser les pudeurs et provoquer le désir. Son (mon) désir.

01 décembre 2008

Jouir et ne rien dire.
Je ne sais pas comment remercier. L'orgasme est un sentiment tellement égoïste et pourtant si fort quand il vient de l'autre. Je ne sais pas quoi dire, la reconnaissance n'est même pas à la hauteur de ce qu'elle me fait ressentir. Jouir et ne rien dire et pourtant, il y a tant d'émotions, tant de sensations là dedans. N'être qu'un corps en suspension, les tempes prêtes à éclater, les membres raidis, la température augmentée, la sueur dégoulinante. Ne plus en avoir rien à foutre du reste, le monde peut bien s'ébranler, seule compte l'exclusivité de ses doigts, de sa langue et de ce qu'elle me fait, là, toute à l'intérieur de moi. N'exister que pour ça, ce moment là, ne vouloir que ça parce qu'on sent alors tout s'échapper, les fluides, les mots, les envies mais ne pas savoir remercier. Alors jouir et ne rien dire.

30 novembre 2008

Je la regarde dormir. Elle a l'air si tranquille. Belle et touchante, sexy et bandante. Je vais glisser ma main sous les draps, caresser son ventre chaud et descendre, lentement, doucement pour ne pas la réveiller. La baiser dans un semi sommeil et l'entendre gémir. La sentir s'ouvrir sous la pulpe de mes doigts. Puis glisser à l'intérieur et enfin apercevoir ses yeux. Je la regarde dormir mais encore pour très peu de temps.

29 novembre 2008

Putain de journée de merde (de pire en pire le vocabulaire mais j'ai pas trouvé mieux). Ca a démarré fort quand le hublot de la machine à laver m'est resté dans les mains ce matin, au réveil. Ca m'a mis de super bonne humeur, j'sais pas pourquoi. J'suis arrivée au taf un peu à la bourre mais à la bourre de quoi puisque j'y allais pour pas foutre grand chose. Ca a continué quand j'ai passé ma matinée à faire de la relation politico-publique à des parents de moutards qui comprennent rien à l'informatique et encore moins à leurs gosses. Et puis le pompon a été ce boulet de retraité, ancien médecin, droite catholique, homophobe (mais qui a adopté une enfant.... étrangère, fallait le préciser et il nous l'a bien ressassé une bonne dizaine de fois) qui nous a scotché toute la journée et à qui il a fallu que j'explique les "dangers" des blogs et l'utilisation de msn par les ados pendant qu'il me coupait pour me parler des déviances sexuelles et les addictions au tabac (mal tombé papi).
Vous n'avez rien compris ? Vous vous en foutez ? Pas grave, fallait juste que ça sorte.
Sas de décompression. Dépressurisation. Pchiiiiiit.

28 novembre 2008

Et puis quelques fois, ça fait du bien de se retrouver face soi-même, dans une plaisante solitude, sans parler, sans entendre, sans regarder. Juste la musique forte et des paroles que je peux comprendre, que je peux apprendre. S'enfermer dans une espèce de mélancolie aux pointes pas encore assez acérées des colères. Penser aux autres, ceux qui sont loin et que je ne connais pas, réfléchir et maudire cette planète de ne pas la comprendre, de ne pas l'apprendre. Palper de faibles envies de s'écorcher, peut-être d'abord lentement mais se rassurer alors de savoir ça là, toujours là et essayer de comprendre, essayer d'apprendre. Encore.
J'ai la rage calme ce soir.... mais elle est toujours là, je crois.
Le fric, c'est chic
Demain, samedi, je bosse. Après mes 5 jours de taf (?), demain j'en refais un 6ème. Fonctionnaire ? Oui mais demain je bosse. 48 heures de présence pour le boulot dans la semaine. Dimanche comme seul jour de congé et rebelote samedi prochain. Fonctionnaire ? Oui mais demain je bosse. Administration de gauche, socialiste qu'il dit mon président. Oui mais demain, je bosse. Travailler plus pour gagner plus et maléable à merci. Oh la bonne carotte, à droite, à gauche ! Hu Hu l'ânesse. Fonctionnaire ? Oui mais demain, je bosse, faut bien payer les factures et les impôts. Heureusement que la carotte, parfois, je la leur mets bien profond.

27 novembre 2008

Il y a deux jours, c'était la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (texte de l'onu)... petite dédicace un peu trash (enfin, non ce qui est trash ce ne sont pas des images de cinéma mais la réalité que vivent certaines femmes, tous les jours)

Death Proof (clin d'oeil aux gouinettes)


26 novembre 2008

Ce que j'aime pas dans l'hiver encore, c'est ce manque d'énergie qui me rend aussi flemmarde qu'une bernique collée sur son rocher. Je suis avachie, dans une ambiance glauque télévisuelle. La honte. Je crame mon temps à m'abêtir devant l'écran alors que j'aurais un tas de trucs à faire, comme lire les livres de la bibliothèque que j'aurais dû rendre hier, chercher des artistes filles pour la prochaine soirée Chattes, écrire autre chose que des redites et même essayer de le faire pour de vrai, préparer mon concours, ranger ou déranger le bordel, apprendre l'espagnol, faire des photos, trier les papiers... ah putain, rien que de le noter, ça m'épuise.
A l'heure du goûter, l'heure du toucher
J'ai juste imaginé ta présence. J'ai simplement pensé tes mots en les répétant à voix haute. Tu n'as rien vu mais tu as su. Tout s'est passé très vite. Les jambes ouvertes, le pantalon baissé, les yeux fermés et la main agitée. Quelques minutes de chaleur où rien d'autre ne peut arriver. Toutes les artères gonflées et prêtes à exploser. Le sang m'est monté trop rapidement à la tête... jusqu'au point final, jusqu'à ce moment fatal.

24 novembre 2008

Un drapeau rouge et noir peut-être ?

Aubry - Royal - Royal - Aubry - Aubry - Royal - Royal - Aubry - Aubry - Royal - Royal - Aubry

Et pendant ce temps là....

23 novembre 2008

Un dimanche sur deux
Qu'est ce qu'elles peuvent bien faire ? Qu'est ce qu'elles se disent ? Se regardent-elles ? Se touchent-elles ? Est-ce qu'elle lui tient la main, la caresse, l'embrasse, la baise ? Lui parle-t-elle, se livre t-elle ? Est-ce qu'elles rient ? Est-ce qu'elles pleurent ? Je les imagine, l'une contre l'autre, matant la télé, faisant des commentaires, grignotant du chocolat, fumant des clopes. Je les envie, un peu, parfois beaucoup, peut-être trop. Elle me manque.

22 novembre 2008

C'est marrant ces filles, ces gouines, qui sous prétexte de détenir la vérité sur comment se doit-on d'être féministe, d'être femme même, en viennent à détester leur semblable. Parce que ce n'est pas féministe de nier la sexualité (même débridée) d'une partie d'entre nous. Ce n'est pas féministe de railler les différences des unEs. Ce n'est pas féministe de vouloir fondre dans un moule des filles lisses et raides, de les penser taillées d'un même bloc monochrome sans saveur, sans couleur, comme les alignements d'Aurélie Nemours. Ce n'est pas féministe non, c'est juste très con.
Du vide rempli de place

Débarrasser l'endroit de tout ce foutoir. Jeter tous les trucs inutiles qu'on garde en souvenir ou parfois comme les reliques d'un passé . Faire le vide pour le remplir de place. Ta place.
Je mate les news et porte mon attention sur la nouvelle campagne de Nadine Morano (pfff) qui vise à prévenir les parents et les enfants sur les dangers du net. Paf, ils nous collent le nouveau spot publicitaire et là, y a un truc que je pige pas des masses. On y voit, dans l'ordre (je l'ai vu avec la voix off de la journaliste qui détaille les personnages), des skinead, des travestis, un jeu vidéo violent, un pédophile. Cherchez l'erreur.

21 novembre 2008

Une réunion chattes (non chères "amies" ce n'est pas une réunion du style tupperware pour vendre des godes) et deux bières plus tard

Je me calme pas. J'suis super en colère. Pas parce qu'on me gerbe dessus, ça j'en ai rien à foutre parce que je sais que si j'avais ces meufs devant les yeux, aucune ne moufterait. Je le sais. Non j'suis en colère parce qu'une partie de ces meufs dites féministes radicales (j'ai bien dit une partie) tiennent des propos dignes des plus gros beaufs homophobes. Alors je vais pas m'étendre dans le lisier encore longtemps, juste laisse traîner le lien, (dans les commentaires) , pour mémoire. Me rappeler le plus souvent possible que la bêtise et la vulgarité n'ont vraiment pas de sexe (ni de genre) et que je chie sur leur militantisme névrosé.
Pour les deux ou trois truffes du blog d'à côté

The Flaming Pussy "do you know that bad girls go to hell "

Temps mort

Archive "finding it's so hard"
Under my skin
Ce que je voudrais parfois, c'est de me débarrasser de tout ce tas de graisse qui m'opprime, de trancher dans le vif de gros morceaux de barbaque pour les donner à bouffer aux chiens. Je voudrais changer mon cuir épais contre un derme fin, qu'on pourrait pincer, piercer et tirer à outrance. Ces tonnes de chairs adipeuses me filent parfois la gerbe et deviennent aussi lourdes que mes foutues angoisses. Je voudrais m'effilocher les nerfs afin de tout faire tomber comme quand on a dézippé la fermeture éclair d'une robe de fille. Me dessaper du trop, pour me regarder enfin nuE. Moi et pas unE autre.

20 novembre 2008

18 h et il fait déjà nuit. Ca m'angoisse, ça me fout le moral à l'eau. J'aime la nuit pourtant, mais la nuit tard. Avant, j'en avais rien à foutre du temps, de l'hiver, des saisons et puis je m'aperçois que ça influe de plus en plus sur ma vie. La flemme, la fatigue (de ne rien foutre pourtant) me colle au cul. Je m'énerve pour un oui ou pour un non (ouais, les deux mon capitaine). Encore des mois à passer comme ça, à pratiquement pas voir la lumière du jour quand tu pars ou que tu sors du taf. Je déteste l'hiver. Je déteste tout que ça impose comme merde, le temps pourri, le froid chez moi, les fêtes de fin d'année (oh non putain, ne pas penser à ça maintenant), le manque de lumière. Je veux vivre au sud du sud. Là où il fait chaud et beau. Là où on oublie tout ce marasme du quotidien. Je veux la baiser sous des cocotiers (tiens j'ai jamais fait), plonger mes pieds dans le sable brûlant, m'asseoir dans l'eau d'une mer azur. Oh putain, je crois que j'ai besoin de vacances. Vite.

19 novembre 2008

Elle croit peut-être que ça me bouscule pas, moi, quand je regarde sa gueule à dévorer des yeux.
Elle pense sûrement que ça m'atteint pas quand je sens sa main serrer la mienne, que ça me grille pas le cortex lorsque ses mots atteignent mon cerveau, que ce liquide tiède et translucide ne se répand pas à la lecture de ses phrases.
Et puis peut-être qu'en fait, elle sait, elle voit tout ça.
Demain, 20 Novembre, JOURNEE DE LA MEMOIRE TRANS

18 novembre 2008

Pub ou comment on se fait toujours pas de potes à coup de salade

Et comme c'est toujours aussi rare qu'on mette en avant le travail des femmes, voilà...

15 novembre 2008

Elle a pris tout son temps. Par trac, par plaisir aussi. Elle m'a liée en entier. Elle a glissé ses doigts partout en moi. Elle m'a fait peur. C'est excitant parfois la peur. Elle m'a fait jouir, à mort.
Une fois détachée, je l'ai baisée comme j'aime la baiser, vite et fort.

13 novembre 2008

Pour Christian Vanneste

Y a dix mille gouines, dix millions de lesbiennes, des milliards de looks, de styles, de vies. Des tonnes d'existences différentes avec des couleurs pas pareilles, des écarts d'idées qui donnent parfois des engueulades, des critiques, des points de vue divergents mais aussi convergents. Des meufs à robes, des filles à pantalons, des épilées et d'autres pas, des qui baisent et qui aiment ça, des frustrées, des pas baisées du tout, des beautés, des moches, des radicales, des qui en ont rien à foutre mais ce qu'on sait, au fond, c'est qu'on appartient toutes à cette différence.

Notre différence qui parfois, nous rassemble alors si nous sommes à vos yeux qu'une sous catégorie, nous sommes certainement fières de ne pas appartenir à la vôtre, celle des petits, des tous petits, insignifiants.

10 novembre 2008

Pari réussi.
Des kilos de stress partis en fumée de cigarettes. Des filles. Des potes. Des artistes. Du bon son. Des tonnes de sensations. Beaucoup de rire. Des rencontres. Des têtes dans des bras parce que c'est bon, c'est doux, parce que l'amitié au goût de reviens-y. Du rock and roll. Du militantisme. De la bière. Encore des filles. Du féminisme. Des gyrophares de couleurs. Toujours des filles et y en a même qui sourient. Des compliments. Du grand n'importe quoi. Des chiottes bouchées et la haine de pas avoir acheté des pisse-debout. De l'organisation à la punk. Des découvertes. Des petits coups de tension vite dissipés par des rires. Des photos floues. Aucune angoisse. Encore ces filles qui sont ensemble. Et cette putain de fierté d'avoir créé ça. Plus de 150 entrées. Du bonheur (je crois que c'est ça). Du bon. Du très bon. Et puis ces filles, toutes ces filles. Merci.
Les Chattes Hurlantes remercient à mort : Les Van Van , les Gorgones, Last Na2T (ma star préférée), Wattkine, Lesbos, Les Gouinettes Poltronnes, Marie Mouise, Flow, Jjude (qui n'a pas trop parlé, ouf), Krum, Stéphanie Guérin, MatWebmiss, Ka pour le dîner et les sandwiches, Orel, Vanessa, Emma, Armelle, Nat et Anne pour le bar, Corinne pour le son, Chantale "la lumière" pour la lumière (ah ah ), Nourse pour ses conseils, Anne la roadie, Alix, Brigitte, Mimi, les chèvres et la vache à double cul pour la bouffe de dimanche, toutes les filles venues de loin, celles de Paris, celles du fin fond de la Bretagne, celles d'ici et d'ailleurs, celles que j'oublie, celle que j'aime.
Rendez-vous en mars.

07 novembre 2008

J'aurais pu mettre une chaussette verte et une chaussette noire. Renverser mon café (encore) sur mon ordi. Me prendre les pieds dans le tapis (ben non j'en ai pas, en fait). Perdre mes clés de voiture. Intervertir mes heures de cours (bon ça je l'ai fait ce matin). Ne plus savoir où j'habite, ni qui je suis. Effacer de ma mémoire ce truc que je dois faire demain soir et qui est hyper important.
Mais non, tout est là, en place, cadré, carré, dans le calme... Etrange.... Je me demande à quelle heure il va exploser, le plomb.

06 novembre 2008

Fais ce que je dis mais pas ce que je fais, t'as pas intérêt
Je suis possessive mais n'appartiens à personne. Je suis jalouse mais ne supporte pas qu'on le soit avec moi. Je veux me sentir libre sans savoir que l'autre l'est aussi. Baiser avec 10 amantes mais qu'on ne me trompe pas. Plaire mais elle, pas trop.
On se permet trop souvent, à soi, ce qu'on ne permet pas aux autres. Alors je médite et peut-être même que je suis ridicule.

05 novembre 2008

Moi peur ?
Je vois absolument pas pourquoi. Pourquoi j'aurais peur, à J-3 d'une putain de soirée qu'on organise mes trois potes et moi rien que pour les filles. Pourquoi j'serais stressée de quoi que ce soit. Pourquoi j'aurais pas confiance. Pourquoi je penserais qu'une couille va nous tomber dessus. Pourquoi je ne dormirais presque plus en me ressassant le moindre détail. Hein pourquoi ?
Putain j'ai la trouille.

04 novembre 2008

Avant moi ou le caprice d'Ulysse
Deux soirs où y a rien à voir. Deux soirées où y a rien à mater. Je ne t'entends même pas. Je ne lis pas ta voix. L'éloignement, le bannissement. Quelques mots jetés par ci, par là mais au bout du compte, je n'existe pas. Je ferais bien d'aller me faire foutre ailleurs, loin de cette torsion du coeur.
Elle est avant moi. Je suis après elle. Tu es entre nous... contre nous.
Jeu
Y a toujours un tas de trucs qui m'énervent et je déteste encore les gens dans leur généralité, je vois rouge souvent mais j'ai plus le bide qui torpille. Du coup, mes mots deviennent aussi flasques que ma graisse et je (ra)mollis, comme cette pâte verte gluante en pot avec lequel on jouait quand on était gosses. J'ai le stress coincé ailleurs et mes phrases sont au ralenti voire même à l'arrêt à un carrefour d'idées. Je voudrais pourtant bien tout exprimer mais ça reste imbriqué au dedans. Je tire dessus, j'arrache, effiloche mais ça ne bouge pas. Alors j'attends que ça passe, ça va bien finir par sortir, un jour, un autre jour.

03 novembre 2008

Le retour
350 bornes la main dans ma poche, là où j'y ai glissé ton slip tout à l'heure. 3 h 30 à l'égrèner comme un chapelet. 350 kilomètres de désir entremêlés de vague à l'âme de départ. J'ai fait durer le plaisir, la douleur jusqu'à être enfin chez moi. J'ai sorti le précieux pour y enfouir mon nez, respirer, inspirer... aucune odeur, rien, juste celle de cette putain de lessive. Fuck !

02 novembre 2008

Séance Q à cineffable et autres trucs.
Bonne, voire très bonne séance Q à cineffable hier soir, si tant est qu'on s'excite dans une salle de cinoche entre les braillements des unes et les rires nerveux des autres, mais bref. Deux très bons courts métrages : The Apple d'Emilie Jouvet, où l'esthétisme, le montage et l'actrice (Wendy Delorme) sont tous trois, excellents. Chouettes images, vraiment, très joli film. Dans un autre style, Bonne Bourre de Flozif (Florence Fradelizi), une scène très hot dans un chiotte, une sexualité qui me ressemble mais qui dérange (les quelques "questions" qui ont suivi la projection étaient assez hallucinantes parfois). Une lecture de Wendy Delorme, très intéressante, suivi d'un long métrage 100 % gouines.
Après tout ça, fallait bien se calmer (ou s'énerver encore), on est allées se boire quelques bières avant de filer à la soirée Cineffable au Bus Palladium. Le gros hic, (tu te souviens de loose un jour, loose toujours ?) c'est que nous sommes arrivées un peu après la bataille, vers 3 h du mat (on peut pas dire que ce soit super super tard comme horaire) et qu'on n'a jamais voulu nous laisser rentrer. L'excuse : le quotat est atteint. Gni ? En gros, le mec à l'entrée nous a expliqué que les organisatrices de cineff avaient loué la salle avec tant d'entrées et que le compte était bon, que nous étions en quelque sorte en trop et que même si 25 gonzesses sortaient, c'était exactement la même chose. Y a un truc que je trouve pas franchement d'équerre dans cette ville, un fonctionnement digne de la 4ème dimension, tu te retrouves en pleine nuit au delà du réel, à quémander pour claquer ta tune. Sans déconner, je me demande si Paris m'en veut quelques fois....

31 octobre 2008

Je vais la baiser ce soir. Et puis demain. Après-demain. Et encore après.
Je vais la baiser. A mort.

30 octobre 2008

Au pays des abrutis, on croit que Barack Obama va sauver la planète, ben oui il est noir et démocrate. Au pays des crétins, Vincent Cassel est le fils spirituel de Jacques Mesrine, robin des bois de mon Q et gros truand égocentrique. Au pays des nouilles, on reste rivés sur la télé, lobotomisés et on sourit béatement, la bave au coin des lèvres.
Mais après tout, on s'en fout, on zappe sur une autre chaîne.

29 octobre 2008

Pouf pouf
Bon après plombage de moral, on va s'aérer la tête deux minutes. Pas envie de sombrer dans le noir, y a trop de clarté dans ma caboche en ce moment. Trop de jolies choses qui me parcourent l'échine et me font frissonner. Trop d'envies qui m'enserrent le bas-ventre, qui m'imbibent les yeux (mais pas que). Je vois des soleils sous la pluie, du ciel bleu sous le gris. Tout a une couleur que je peux changer d'un claquement de doigt, je dessine ce que je veux voir, je décide quand je veux voir. Occulter et m'enfermer dans le beau.

Syd Matters "Obstacles"
C'est ça aussi d'avancer dans la vie. Tout devient un peu moche autour de toi. Tu commences à voir s'effacer des gens, y en a qui disparaissent et d'autres qui (ré)apparaissent, comme lui, ce midi. Tu décroches ton téléphone et tu apprends que ton pote d'enfance a un cancer. On avance dans le vie, on avance vers la mort. Lentement ? Non trop rapidement. Je veux être là pour lui, même si c'est un instant, un court temps. Je serai là à un léger moment parce que je vais fuir, fuir ses angoisses, sa maladie, ses peurs. Je ne ferai pas face pour ne pas me faire face. Lâche ? Certainement.. mais j'essairai d'être là (promis) à un léger moment.

28 octobre 2008

Je m'étais pourtant dit, l'année dernière que j'irai plus, mais bon, j'serai à Paris à ce moment là donc je vais en profiter pour balancer quelques flyers pour la soirée des Chattes... c'est un repère de gouines, je peux pas passer à côté. Par contre, je ne sais pas si j'irai à la soirée parce que... 15 euros l'entrée ça me fait un peu mal au cul. Elles pètent les plombs à cinef ? Non parce qu'elles doivent pas être au courant que c'est la crise (si si), que les moufs n'ont pas spécialement trop de tunes, que la lesbienne qui se tape 500 bornes pour aller au festoche de films, a déjà pas mal claqué, qu'il y a les tickets des séances à casquer, la bouffe, le transport, l'hébergement et du coup, je trouverais de bon sens de faire une soirée un peu moins cher. 15 euros (12 pour les adhérentes mais ça reste super cher) c'est un prix de soirée de Nouvel an avec soupe à l'oignon à la clé. Sans déconner. Non, parce que tous les ans, on se plaint que les jeunes gouines ne sont pas présentes à Cinef, ben là, pour le coup, je comprends beaucoup mieux...

24 octobre 2008

Trashback is back (encore)

Y en a qui baisent gentil(les) et d'autres méchament. Y en a qui flirtent avec mon monde et d'autres qui sont en plein dedans. Y en qui sexent at home ou sous des voutes courbées.

Y a du stupre dans ma tête et de la débauche dans mes yeux. Faut que je bande à couler parce que c'est qui me plait. Foncer dans l'obscénité, c'est ce qui me fait mouiller. Expérimenter toutes mes envies, même les plus sales et les non-dits, parce qu'en fait, j'aime que ce soit ça, ma vie.

23 octobre 2008

Non
Je me demande quand l'électricien arrêtera de me prendre pour une conne. Je me demande quand je n'aurais plus cette sale impression d'être la 5ème roue de la bagnole. Je me pose encore la question si je vais réussir, un jour, à vivre au dessus de mes angoisses et surtout, je réfléchis à savoir si je parviendrai, à un moment, à comprendre les gens. Je crois déjà avoir la réponse.

22 octobre 2008

J'fais des essais, j'suis en phase de test. J'essaie toujours tout. J'essaie tout le temps. J'essaie pour voir si ça marche. J'essaie pour me rendre compte que ça ne fonctionne pas. J'essaie de faire des essais, je peux parfois me gourer mais je peux aussi te tromper. J'essaie d'être là. J'essaie de parler. J'essaie d'écrire et même de rire. J'esquisse à grands coups de plantage. Je tâtonne, je découvre, me vautre pour mieux recommencer. Je me fous dedans, souvent, mais au moins... J'essaie.
J'fais des essais.

21 octobre 2008

Mémoire vive
Il y a eu des filles et puis La Fille aussi (et surtout), une soirée, de la très bonne musique, un peu de sueur, beaucoup d'alcool, des clopes fumées dans une boîte pd, des mains pressées dans une boîte pd, des issues de secours secouées dans une boîte pd, des trash attitudes sous un porche, des rires, des concerts le lendemain, des discussions qui ne voulaient pas dire grand chose sur une pelouse remplie de chiens et de gamins mais en plein soleil, des badges, un débat féministe sur du bitume, des oiseaux suicidaires et une allemande à perruque qui s'asperge de bière, un verre de coca qui ne se renverse jamais dans ma voiture mais par contre, une chute sur une aire de repos, un corps et ses contours, des presques pensées d'extase, du sommeil plutôt tranquille, des réveils plutôt dociles, des filles et puis La Fille aussi (et surtout).

18 octobre 2008

Parce que ça me fait rire, parce que j'aimerais les revoir sur scène, parce que c'est souvent la foire au grand n'importe quoi, parce qu'on a peur, parce qu'on aime les chevals, parce que dvd, parce que j'encule, parce que t'enflamme pas pétasse, parce que rien à foutre et puis parce que.

Sexy Sushi (je n'ai plus le titre sous les yeux, je ne retrouve pas le cd.... )
Ca ne s'arrêtera donc jamais ?
En attendant la méga teuf de sa mère (ou de la mienne, enfin façon de parler, les viocs, c'était le post du dessous) du 8 novembre au Grand Cordel à Rennes (très bonne salle de concert) le collectif Les Chattes Hurlantes continue de galoper, avec, en special guest, le mini boulet du monde, Jjude Box. Des moufs, un set, une playlist de la mort et des sourires (et des badges à seulement deux euros). Tu viens ?

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