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18 juillet 2008

Folle journée
Levée tôt, direction le dentiste que va me rassurer sur la non perte immédiate (hum) de mes dents. Aussitôt mes angoisses dissipées, je file à la campagne, dans un parc avec château me tondre les cheveux, accoudée à une petite table avec en face de moi, une gouine tatouée à crête qui se rase la barbe (cherchez l'erreur). Séance photos. Virées par la chatelaine gentiment et surtout poliment (rha ces aristo). La suite se déroulera dans un squatt ou plutot un hangar au milieu d'un "village" squatt. Marcel et pose butch en s'efforçant de ne pas trop rire... Difficile mais tellement bon. Café sympa en plein air et découverte que même en squatt tu peux profiter d'un sauna plutôt luxueux. Je dois dire que la façon de vivre de ces gamins m'a vraiment titillée la tête mais je crois ne pas avoir assez de courage pour ça. Dommage. En retard pour mon rendez-vous avec une anar plutôt bavarde. Même pas trouver la force de boire une bière. Rentrée. Epuisée. Vautrée. Folle journée.

17 juillet 2008

J'veux épouser une rockeuse

Linda Perry "hey"


16 juillet 2008

Edvige (et non pas Edwige comme j'avais pu l'écrire hier mais c'est passé à la trappe donc on s'en fout un peu)
Voilà le fameux fichier Edvige dont tout le monde parle, qui va centraliser une tonne d'informations (dont "exceptionnellement" l'orientation sexuelle) sur une tonne de gens, un peu comme feu le fichier Ardoise mais en pire... Alliot-Marie devait pas savoir quoi foutre de ses vacances, certainement. On va donc tous (oui puisque le but du truc c'est de ficher les gens "susceptibles" de.... donc a priori on devrait être tous "susceptibles" de....) se retrouver sur ce fameux fichier. Une (ou des) pétition circule depuis quelques jours mais je crois que ce n'est pas assez. A quand le vrai combat (bon ben là, je suis prems sur Edvige, vous pouvez même mettre mon nom en gras ou même pire, me coller un triangle rose sur la poitrine, rien à foutre, j'assume ce que je suis et ce que je vis). Non parce que signer des pétitions le cul sur une chaise, je trouve ça bien mais franchement, je ne suis pas certaine du résultat. Ca ennuie qui ? Ca parle à qui ? Je crois qu'il est temps qu'on se réveille, qu'on se réunisse, qu'on descende un peu dans la rue pour exprimer notre colère et pas rester la gueule devant son écran (ce que je fais hein) en maugréant que tout va mal. Et si on passait à l'action, parce qu'il est plus que temps qu'on se mette en mouvement. Et si on réussissait à oublier les petits tracas quotidiens et qu'on retrouvait le goût du militantisme ? Allez moi j'y crois... Action ou vérité ? Joue avec moi.
(tiens je vais me faire un tee-shirt "je suis gouine, fichez moi la paix") * j'ai mis un petit sondage, faut juste cliquer sur retour pour voter, c'est du diy hein, ça bug quoi ;-)

15 juillet 2008

Respiration

J'étouffe et je manque d'air dans ce monde et pourtant je voudrais qu'on me colle le visage contre l'oreiller, qu'on me baise à en crever juste histoire de m'oublier, juste histoire de tout oublier.

14 juillet 2008

Beaucoup de bruits pour rien
Beaucoup d'alcool aussi, trop de clopes fumées, des gens croisés à la va-vite (Calamity, désolée pour hier, Sha. trop court... Ave, ce n'est que partie remise... ). Fatigue et déprime d'un lendemain de fête, je me suis rouléE dans l'excès, plongéE dans la démesure de cette ville, je repars KO et je vais retrouver l'insuffisance de ma vie monotone. Reposer mon cerveau en ébullition, tempérer mes ardeurs, réguler mes envies pour calmer ce chaud-froid incessant.
J'ai mal au ventre. Furieux besoin d'imploser, tout éclater de l'intérieur comme après avoir avalé le plus gros feu d'artifice du 14 juillet.
Boom.

11 juillet 2008

Lost in Paris
Je me noie dans un verre de monde comme on noie son chagrin dans un verre d'alcool. Je me remplis de visages pour faire semblant de combler le vide. Etrange ville-fourmis. C'est bruyant mais tellement inconsistant. Des odeurs âcres, des corps allongés dans les rues, des voix seules et criardes et tout le monde s'en fout parce que tout le monde est fou. Je ne suis personne.

09 juillet 2008

Dare-dare
Je fais tout trop vite, je marche trop vite, je mange trop vite., je tape sur mon clavier super rapidos, je m'emballe illico presto, je jouis en un tour de main ou ou plutôt en deux ou trois tours de doigts, est-ce que je baise précipitament ? Là je ne crois pas, mais vaut mieux s'en assurer ailleurs. Je conduis à toute vitesse, je descends ma bière presque d'un trait, les gens me fatiguent bon train parce que ma vie défile à la hâte, je cours toujours après mais après quoi, j'en sais foutrement rien. J'ai l'empressement du condamné. Faudrait que je réussisse à m'arrêter. Un moment. Un instant... mais vite alors.
Un grand coup de pieds dans la conformité

Beth Ditto (the Gossip) pour DVK

08 juillet 2008

Ca commence dès le matin. Tu te lèves la gueule enfarinée, mal embouchée, tu files direct aux toilettes, tu te relèves pour t'essuyer et là, c'est le grand moment de solitude, tu te souviens que la dernière feuille, tu l'as utilisée cette nuit. Tu te mets à gueuler qu'on t'apporte le sopalin que t'as malencontreusement acheté, justement à la place du papier cul. Seulement, y a personne chez toi, à part cette conne de chatte affalée sur le canapé et c'est pas elle qui lèvera son ptit cul pour te l'apporter, mais c'est pas grave, tu vas gérer.
Ca continue avec ce questionnement super important voire même cruciale depuis deux jours "pourquoi suis-je la seule personne au monde à avoir un piercing au sein et que celui-ci ne pointe pas, voire ne pointe carrément plus". T'as beau te regarder dans la glace, titiller, jouer avec l'anneau, rien, que dalle, dead, mais c'est pas grave, encore une fois, tu vas gérer.
Toujours narcisse devant le miroir, tu te remémores ce week end, quand t'as senti un truc pas clair dans ta bouche comme une dent qui bouge. Là, t'as l'angoisse qui te colle au bide, y a les mots appareils dentaires et pepsodent qui apparaissent comme un stromboscope devant tes yeux et tu commences difficilement à gérer.
Et puis la journée passe et se déroule à peu près bien (quand même) et là collée sur ta troisième main et ton oeil de cyclope (mon ordi), tu surfes sur la vague internet. Sauf que t'as oublié, conne comme tu es, ta devise qui te sied si bien aux parois "loose un jour, loose toujours" parce que ce merdier d'appareil soit-disant nouvelle technologie vient de te claquer entre les doigts. Piouuff plus rien ! Deux formatages et dix pétages de plombs après, tu réussis tant bien que mal à faire une vérification de ton matos et c'est bel et bien le disque dur qui est prèt à rendre l'âme... T'es tellement fatiguée que t'arrives même plus à t'énerver, tout ce que tu sais, c'est que cette fois-ci, tu vas pas pouvoir gérer. Putain de journée.

06 juillet 2008

Aujourd'hui, j'aurais eu envie de poser ma tête sur un ventre chaud. Me laisser toucher les cheveux et caresser le visage, le front, les yeux, les joues, la bouche. Gestes presque oubliés de l'Occident. Prendre à deux mains les expressions, presser l'épiderme, entourer de force et de douceur un portrait appris par coeur, par une paume douce écrasée.

05 juillet 2008

La douleur.
J'aime ressentir. J'aime me maltraiter. Et pourtant, je n'aime pas faire mal aux autres, (je parle de douleur physique, le reste c'est à soi-même de le gérer). Quand j'étais adolescente, je suis passée par l'auto-mutilation comme beaucoup de gamins. Ca a été de la scarification à la lame de rasoir jusqu'à s'écraser des cigarettes sur la peau. C'est une sensation étrange la douleur pour moi. Evidement que je sens "le mal" mais je le contrôle, je décide du moment, du temps que ça va durer, que ça va prendre. Ca faisait quelques jours que j'avais envie d'un nouveau piercing. C'est une envie plus forte que l'attrait de porter un bijou parce que je sais ce que ça peut te faire endurer. Et ça reste quelque chose de très intime, personnel puisque d'autres ne ressentiront rien alors que moi, ça peut me faire ravaler ma salive de douleur. Mais c'est un mal que j'apprivoise, que je trouve par la suite joli et sexy. J'ai depuis une heure, un anneau au téton. Peut-être un signe d'appartenance à une certaine soumission, peut-être une lubie de gosse, peut-être juste de la frime. Mais j'm'en fous, j'ai mal, je ressens et j'aime ça.
Hole "Celebrity skin"

04 juillet 2008

Mercredi prochain, Andrès sera expulsé vers la Colombie après 6 ou 7 ans de vie à Paris. Il partira de Rennes sans pouvoir récupérer ses affaires et dire au revoir à ses amis. Alors non Madame Bétancourt, tous les colombiens ne sont pas les bienvenus sur le sol français. Putain de pays.
Dans quelques minutes, je serai en vacances. Je le vis un peu comme une libération sous-entendu que le boulot et moi, ça fait deux points bien distincts. Je vais pouvoir flinguer ce réveil une bonne fois pour toute, enfin pour pratiquement les deux mois à venir. Je vais surtout vénérer la déesse Oisiveté (merde j'suis mystique aussi !), passer des jours entiers à ne rien foutre, me coucher aussi tard que j'en ai envie, me branler autant de fois dont le besoin se fera sentir (sans me dire, merde je suis au boulot, ça ne se fait pas et bien là, si, ça se fera), traîner au lit le matin, un café dans la main, une clope de l'autre, rencontrer des gens ailleurs ou d'ailleurs, aller flirter dans la capitale, draguer les terrasses, mater les filles (ou mater les terrasses et draguer les filles, non en fait, ça je sais pas faire), baiser de nuits blanches, prendre mille photos, avaler du bitume avec ma voiture, marcher sur les plages, me baigner.. Putain que c'est bon d'y penser.

02 juillet 2008

Récréation
J'aime écrire le Q comme j'aime le faire. Spontanément, rapidement, impatiemment. Trouver les mots justes et inconvenants, les mots-excitation comme ceux que tu me fais répéter quand tu es derrière moi. Te faire saliver de lecture et de stupre. Te savoir mouiller quand tu imagines ma langue et ma bouche sur ta chatte. Quand tu oses bander de mon image menottéE, très loin de la séduction rose bonbon des relations en carton. C'est du sale, du trash, comme cette main, entre mes cuisses, baguée et bracelée de cuir, en mouvements de va et vient devant ton écran, comme ces insultes qui apparaissent devant mes yeux, par ricochet. Tu te retiens. Je me retiens. Mais tout s'accélère parce que c'est intense. Salope ! Branle toi, bande moi, mouille mais fais le !
Je pose alors ma main sur ma tête, détourne le regard, remonte mon jean. Mélange de gêne et de délectation au goût doux-amère d'une friandise acidulée sur le palais.
De simples moments d'oubli mais des moments de plaisir.

01 juillet 2008

Un clin d'oeil à Charl'
Le comble de la norme, c'est de rentrer chez soi, se déchausser pour enfiler des chaussons.
Et putain je crois que ça existe encore...

30 juin 2008

Coupable
Je sors à l'instant du centre de rétention. Je pensais que tout se passerait facilement, j'ai déjà rendu visite plusieurs fois en prison, je sais ce que c'est que de pénétrer dans un bunker, accompagnée de flics. Mais en ressortant, je me suis pris une énorme claque. J'ai eu l'image de ses yeux, sa colère et surtout sa détresse en face de moi.
Il n'a rien fait. Il n'est coupable de rien, juste d'avoir voulu vivre, en France, (mon pays ?) pour quelques raisons que ce soient et qui ne me regarde pas. J'ai éclaté en larmes dans ma voiture. Impuissante. Désarmée.
J'ai honte et je suis coupable. Coupable de laisser ce gouvernement pratiquer une politique d'immigration digne d'un pays fasciste.

29 juin 2008

Je voulais m'étaler un peu en racontant mon week end (qui n'a pas été aussi dirty que j'en rêvais) à Paris, pour la pride mais je vais juste dégueuler sur ce qui m'a vraiment énervée.
Les chars à tendances politiques, enfin tendance est un bien grand mot, je devrais dire, les chars des partis politiques, avec le pire des partis, l'UMP (hormis les têtes de fion d'extrême droite mais je pense pas qu'ils se déplacent un jour à la pride, si ce n'est pour nous taper sur la tronche). Moi je me demande ce qu'ils viennent foutre là, à par le fait de venir faire du prosélytisme de politicards à deux balles (devant leur char, des banderoles UMP + handicap, un mec en chaise roulante et un nain, je sais pas si tu vois la récupération là, voire le ridicule de la récupération). Je me demande ce que ça apporte à l'inter lgbt d'avoir dans les rangs de sa marche des chars de cette envergure.... Le défilé de Paris, je le trouve déjà très communautariste, un char d'asiat, un char chrétien, un char juif, un char d'antillais, une banderole de putes, de trans, de... ouch.... très anglo-saxon comme concept et j'adhère pas spécialement... mais ça, ça passe encore.. par contre, de défiler dans les rues de Paris, aux côtés d'un parti politique qui fait de son cheval de bataille une guerre (bataille-guerre, même combat, trop forte parfois) contre l'immigration et les sans papiers, qui a comme ministre une Boutin qui brandit sa bible à la seule vue de la couleur rose en hurlant vade retro satanas, je ne suis pas d'accord. D'ailleurs, j'étais pas la seule et pour cause. Un groupe de militants (act-up, les panthères roses, un groupe féministe, des copines, des pd, des gouines, des trans) ont réussi à bloquer le cortège à Bastille à l'arrivée du dit-char. On s'est pointées, ma pote et moi, à peu près à ce moment là et je dois avouer que ça m'a fait un putain de bien de gueuler avec un pouce tourné vers le bas "pas d'ump à la marche des fiertés". Alors je pose la question, on descend dans la rue pourquoi, pour qui ? Faire la part belle aux divers décideurs ou justement, se montrer plus fort qu'eux et continuer à revendiquer nos droits ?
Comme l'a si bien dit Al'ouette, à mon voisin élu socialiste (tiens le même que celui de la fête de ma rue de dimanche dernier...), le fait qu'il y ait dans la manifestation des chars de partis politiques me choque, je suis totalement contre (je te dis pas la mine déconfite de l'autre, qui avait passé son temps sur le char des socialo) parce qu'en attendant, derrière la banderole de la coordination lesbienne, dix pauvres femmes défilaient (je les ai comptées). Moi ça m'a fait mal. Parce qu'en attendant, la copine de M, originaire d'Amérique du Sud, sans papier, s'est fait reconduire chez elle, comme une délinquante, une malpropre, sans avoir eu ni le temps mais surtout ni le droit de dire au revoir, et tout ça, est arrivé après dénonciation (oui dénonciation, on est à nouveau dans un pays de collabo et ça a des relents gerbants), et que la semaine dernière, c'est un autre ami de ce même groupe de jeunes sans papier, qui s'est fait arrêter et séjourne depuis en centre de rétention. Alors non, je ne peux pas concevoir de voir défiler à la marche des FIERTES, un char de la honte.

28 juin 2008

L'ironie

Avant, j'aimais Alanis Morissette, les matins café et les clips à mater
C'est toujours mieux avant


27 juin 2008

The Ting Tings

Je ne sais pas trop qui sont ces étranges personnages... mais j'aime bien les écouter dans ma voiture (enfin ce qu'il en reste), le volume à fond, lunettes de soleil, un chewing gum dans le bec et une clope aux lèvres et puis ... Shut up and let me go
(Ca va cartonner à mort)

The Ting Tings - Shut up and let me... [live]

Un crois moi vaut mieux que deux tu l'auras
Y a un truc que j'ai toujours eu du mal à piger chez certaines, pour ne pas dire beaucoup, de lesbiennes, c'est le mysticisme. Je me demande souvent d'où viennent ces croyances d'un autre âge, entre les bienfaits des plantes séchées posées en croix au milieu du jardin, les cailloux qui portent bonheur et ceux qui portent la poisse, les signes astrologiques qui vont bien ensemble (je ne supporte pas quand, dès la première rencontre, on me demande, "t'es de quel signe ?" putain.... non pas ça !), les éléments qu'il ne faut pas déchaîner (mouarf), le fait de devoir baiser quand la lune est à mi-hauteur dans la nuit noire parce que t'as plus de chance d'être en réelle osmose avec l'autre et les huiles de perlimpinpin qui soignent tout, même la tête, alouette !
Moi, j'suis plutôt du genre rationnel, cartésien, je pourrais dire comme Saint Thomas mais comme je crois encore moins aux saints, je ne dirai rien. Gober ce genre de foutaises revient pour moi, à la même dévotion que les croyants en Dieux, c'est certainement pour se rassurer, se conforter, penser que les choses n'arrivent pas par hasard, que la vie peut-être contrôlée, guidée. Et pourtant, qu'est ce que c'est bon l'effet de surprise. Vivre les choses dont t'as même pas imaginé le début, ni l'issue, laisser tout se dérouler comme des bulles de savon qui s'envolent, légères et qui éclatent au moindre soupir et surtout accepter, accepter les différences, que tout ne colle pas, que tout n'est pas lisse et blanc, que rien ne pourra y changer quoi que ce soit, même pas un médaillon d'une vierge enfoui dans un portefeuille.
Faut que je pense à le retirer.

26 juin 2008

Inclination
Je veux pas d'histoire à deux. Je veux des histoires à plusieurs. Des rencontres, des échanges, de la séduction, du désir, de l'envie. Le train-train m'emmerde. Les couples m'emmerdent. Je veux entendre le son de mon coeur battre en bpm hyperactifs. Je veux pas de soirée télé ni de dîners à préparer. Je veux des rencards, des rendez-vous même manqués. Je veux qu'on frappe à ma porte, qu'on m'appelle. Je veux qu'on me surprenne et qu'on me prenne. Je veux lire des mots-mirages d'attirance et d'appétit. Je veux qu'on me baise et qu'on me tiraille, qu'on me veuille et qu'on me fasse mal mais peut-être pas là où tu crois. Je veux sentir mes tempes cogner et photographier mes yeux pleurer. Je veux me sentir déchiréE, éparpilléE mais surtout exister...
... libre.

25 juin 2008

Dernier état de la voiture avant le contrôle technique ou comment se coller une bastos un mois avant l'échéance
- un phare sur les deux
- un feu arrière sur les deux
- un rétro sur les deux
- une portière qui fonctionne sur les deux
Ca me met tellement de bonne humeur..... Ca coûte combien un vélo ? Ah ben non, même ça, je me le fais tirer.
(c'est devenu une voiture pour manchot)
I fuck David Guetta

Ce week-end, j'serai à Paris, pour la marche ou pour la drague, pour le fun et les copines, pour changer d'air et en manquer. Et puis en soirée... chez les Popingays.





23 juin 2008

On me reproche de ne pas assez donner, et pourtant de mes mots et de mon Q, vous vous servez.
On me dit souvent de ne pas correspondre, mais à quoi doit-on ressembler si ce n'est déjà et seulement à nous mêmes ?
Je suis vide parce qu'un jour on m'a sucée jusqu'à la moelle. Je suis vide et remplie à la fois. Je me suis laissée faire et j'ai aimé.
Aimer, un mot à contresens, à sens interdit parfois même, un non sens.

22 juin 2008

Boboland
Aujourd'hui, dans ma rue, c'est le repas entre voisins. Un truc proposé depuis trois-quatre ans, par, justement, un voisin, élu (je précise parce que ça son importance). Je n'y vais jamais, je ne suis pas sociable et de toute façon, je suis carrément contre. Parce que les mecs, déjà, ils bloquent la rue entière. C'est à dire que, dès la veille, tu peux pas garer ta caisse en bas de chez toi, tout ça pour que quelques trous du Q de bobos puissent déjeuner en paix (t'as vu la référence ? ). Et cette année, ils ont fait plus que fort. De grandes tables avec nappe blanche, des pots et plantes tout le long des trottoirs, des fleurs partout alors qu'avant c'était plutôt fait à l'arrache et à la bonne franquette (du coup, ça me dérangeait moins même si ça m'agace qu'on bloque la rue sans demander l'avis des voisins, justement.)
Et là, je réfléchis. Je me demande de quelle tune on se sert pour ça. La réponse est toute trouvée puisque c'est la ville qui "prête" le matériel, donc c'est en quelque sorte ma tune qui sert à ce que leur repas se déroule dans la joie et la bonne humeur. Sauf que moi, mon fric, je voudrais qu'il serve plutôt aux quartiers "défavorisés", ceux où les mômes n'ont que la bibliothèque et le commissariat à portée de menottes. Je me demandais si la ville serait capable de financer un repas pour les gens démunis de ces endroits là. Ca me fait franchement mal au cul de savoir que c'est parti d'une initiative privée et pas municipale et que l'argent public n'a pas à être dépensé de cette façon (ils ont qu'à monter une asso ou aller bouffer au resto, c'est pas ce qui manque dans le coin) et puis mater ces bourgeois trinquer me donnent un peu envie de vomir (bon ok, y a la bière d'hier aussi, que j'ai avalé pour oublier la fête de la musique, euh non pardon, la fête des mecs qui jouent de la musique, parce que sur des centaines de groupes, pas la queue d'un groupe de moufs). Ca commence sérieusement à me gonfler cette politique soit-disante socialiste où ce sont toujours les mêmes qui sèment et surtout toujours les mêmes qui récoltent. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas voté aux dernières élections municipales.
(je rajoute en passant que dans le bahut Zep où je bosse, le matin, à la récré, on sert aux gamins qui ont la dalle, du pain mais juste du pain comme à l'ancienne et sans eau, alors je pense qu'on ne vit vraissemblablement pas dans le même monde)....

21 juin 2008

Mon expérience interdite

Drôle de journée. Une journée comme j’aime, complètement décalée, expérimentale. Se retrouver posant nuE, un couteau à la main, dans la cuisine d’un restaurant entouréE de deux autres femmes, d’un cochon dépecé et d’une poule décédée. Je pensais l’épreuve et j’ai découvert le plaisir. J’ai oublié mon corps et ses cabosses, omis les imperfections pour les offrir en pâture à l’objectif et au(x) regard(s). Jamais gênéE, pas une once d’embarras, que du bon, du trash et du rock and roll. Reste plus qu’à pouvoir se regarder à l’image et assumer cette peau distendue et flasque, ces seins dégoulinants et cette féminité que je vais me prendre en pleine gueule, mais ce qui compte c’est cette putain de sensation d’exister tel quel, qu’on m’a offert ce matin, sur un plateau (table) d’argent.

20 juin 2008

Hédonisme
Baiser pour ne rien dire
Parler pour exciter (exister ?)
Jouir à trop ressentir

18 juin 2008

Un petit morceau de butch ?
Depuis toujours, j'ai ce rapport étrange et ambigü avec certaines femmes... les femmes hétéros (oui parce qu'avec les gouines, c'est jamais déroutant, c'est soit tu me plais, soit tu me plais pas). Je ne sais ni pourquoi, ni comment mais il y a quelque de chose qui se passe étrangement. Enfin, surtout avec les femmes qui m'entourent professionnellement. Quand je rencontre mon directeur (directrice mais elle supporte pas qu'on l'appelle comme ça) dans les couloirs parce qu'elle descend fumer sa clope, tout le monde se marre parce qu'ils savent tous que c'est vers moi qu'elle va aller. Elle déteste les autres, moi, elle m'adore. Je n'ai jamais su pourquoi. C'était déjà la meme chose avec mon ex-chef dans un autre service. Une femme d'une cinquantaine d'années, super classe. Elle avait cet espèce de rapport avec moi mère-fille mais assez déconcertant par moment. Elle m'envoyait des mails et des invitations à déjeuner encore quelques années après mon départ. Je n'arrive pas à savoir ce que je dégage parfois, parce que j'ai l'impression que c'est quelque chose de très infantile. Et moi quand on m'infantilise, on me masculinise. Je sais, pas simple à comprendre, je n'ai pas toutes les réponses, ni les mots.
En ce moment je suis en formation et.... c'est une formatrice (enceinte jusqu'aux dents d'où ma quasi certitude de son hétérosexualité). Rebelotte. Dès qu'il y a quelque chose à faire, à montrer, c'est à moi qu'elle s'adresse. Ce matin, elle m'a demandé de lire un poème (oui on est dans l'animation, c'est parfois très zaï zaï les formations). Bref, c'est du Dwe par ci, Dwe par là (dans la vraie vie, je m'appelle pas Dwe, je te rassure... ou je te déçois.) et moi ça me perturbe. Elles sont pas comme ça avec mes collègues femmes, ni avec mes collègues hommes d'ailleurs. C'est un vrai questionnement pour moi mais, pour dire vrai, ça me plait et je crois que j'en joue, très souvent.
Shibari

Ca sert à quoi de se faire attacher si c'est pour se retrouver déliE. Ca sert à quoi l'encordage si d'un coup on largue les amarres...

17 juin 2008

Des fois, j’ai l'envie d'écrire comme pour balancer un coup de poignard, coller un œil au beurre noir ou faire saigner la commissure d'une lèvre.
Des fois, j’ai ce besoin de lancer un SOS de désir en jetant des fantasmes, réalisables, réalisés ou irréels, va savoir.
Et puis des fois, j’ai simplement envie d'être là, parce que ce chemin que je trace avec mes mots, m’ouvre un horizon bien plus incertain que ce que je vis ailleurs et tellement jouissif que j’y tiens comme on tient, certainement, à une poupée gonflable. Une poupée qu’on baise juste comme une envie de pisser, pressante et pesante, d’évacuer ta vessie. Je deviens alors un corps mou et léger de toute substance, il ne me reste que ce désir assouvi, l’érection de mes journées qui retombe après l’orgasme d’avoir écrit, d’avoir écrit tout ce que je ne sais pas dire.

14 juin 2008

Cet après-midi, je vais déambuler, dans les rues de ma ville avec mes amiEs, au son électro de Flow. Je vais marcher fièrement en toisant les gens de côtés. Militantisme ou fête foraine, peu importe. On sera là. Visibles et rassembléEs. DépravéEs, désaxéEs, folles, camionneuses, fag hag, andro, fems, féministes, militantes, pd, tarlouzes, taffioles, gouines.

UniEs et fièrEs.

Daft Punk "rollin(o) and sratchin" (on a pas fait mieux depuis)


12 juin 2008

Dissociation
Se laisser aller. Emporter. Léger. N’être plus qu’un corps, un amas de chair qu’on pétrit, pénètre, maltraite, gifle, bande, lie. Ne ressentir que le plaisir entrechoqué de douleurs. Se détacher de tout interdit, de toute pensée. Se mettre en quarantaine du respectable, de l'honorable. Repousser encore les limites. Plus loin, plus fort, plus….
Se laisser aller. Emporter. Léger.

Morcheeba - Fragments of Freedom



11 juin 2008

A l'oral
Non je vais pas te raconter mon dernier baiser mais juste vite fait (parce que je suis muerte) mon périple oralesque d'examen professionnel. Déjà l'administration, elle fait toujours fort, elle t'envoie passer un oral de 20 minutes à 2 h 30 de caisse de chez toi. C'est bien et c'est économique surtout. En plus, tu te retrouves toujours dans des trucs hyper excentrés que t'as super dû mal à trouver et qui se nomment cités administratives (et là, déjà, tu brailles comme un con au volant). Bref. Je m'étais parée de mon plus beau tailleur-jupe ( je te vois pouffer et tu as bien raison parce que faut pas déconner, j'ai mis le baggy et pété la chemise noire, baskets aux pieds, j'allais pas passer un entretien pour Bnp Paribas mais juste pour mon métier, l'animation). Je suis arrivée clopin-clopant (non, fumin-fumant plutôt), un brin stressée, un tantinet fatiguée. Mais j'ai réussi tant bien que mal (plutôt bien je dois dire) à déblatérer mon spitch pendant 20 minutes. Je sais exactement ce qu'il faut dire pour amadouer le jury : "Moi, je travaille en Zep et c'est moi qui ai choisi". Paf, sourire aux lèvres de mes interlocutrices, et commencent alors les questions bidons auxquelles je peux répondre fastochement, et qui concernent les "pauvres", ces "misérables gueux" des zup des grosses villes avec qui je travaille presque chaque jour. Le beau discours social qui plait tant aux nantis alors que sur le terrain, y toujours peu de monde. Je remercie donc les pauvres et surtout les plus pauvres de m'avoir aidée à tenir ces 20 minutes d'oral. Ah oui, je n'ai absolument pas parlé de ktoland... pfuiiiiit dieu s'est envolé.

10 juin 2008

Hier, à la caisse d'un magasin, une petite fille m'a appelée Papa.
Etrange et touchant.... j'ai souri longtemps.

09 juin 2008

Flottement
Je veux tout et je ne veux rien. Indécision. Indétermination. J'oscille toujours entre le bon, le tout et le néant. Je fuis parfois mais pourtant je reste là, les pieds accrochés à cet endroit. Je suis de bruit et de fureur, je me liquéfie dès qu'on m'entoure. J'existe et je n'existe pas. Imprécision. Irrésolution.
Je ne suis que ce que tu veux bien voir. Je ne suis que ton miroir.

08 juin 2008

N'importe quoi.
Le dimanche, dans mon immeuble, dans ma rue, c'est calme. Un calme douteux et angoissant parfois. Un calme lourd comme le temps d'aujourd'hui. Ca peut faire du bien comme ça peut agacer. On a plus l'habitude du calme, du silence. Y a juste ce petit chat (si ça se trouve, il a 13 ans le machin, j'en sais rien) qui miaule à la mort. Tous les dimanches. Enfin, disons que c'est le seul jour où je peux l'entendre. Et tu sais quoi, à chaque fois, ça m'arrache les tripes. J'ai envie d'aller le consoler, d'aller le délivrer de son antre où j'en suis certain, des Thénardiers le maltraite. Je monte le son de mon film, je veux plus l'entendre où dans deux secondes, j'vais me voir agiter frénétiquement un paquet de croquettes à ma fenêtre en criant "petit, petit".
Le dimanche c'est vraiment n'importe quoi.
(presqu'un an que j'ai retrouvé Tourette, toute séchée, dans sa chambre... elle manque...)

07 juin 2008

Un peu de légereté dans ce monde de brutes

Bon, on se la fait cette soirée ? (quelle gamine je suis parfois...)

06 juin 2008

Dans mes oreilles ou le post calamité
Un simple mea culpa en forme de dédicace à une jolie-holy personne, qui n'oublie jamais les invitations dans "ses" maisons et les "je vous aime" à ses potes... C'est vrai que c'est une très très bonne version, je retire tout ce que j'ai dit l'autre fois, je l'écoute en boucle, très fort et j'espère pouvoir t'entendre la chanter au prochain ladyfest de Toulouse... même de dos.
Patti Smith "Smells like teen spirit"
Elles

Troublantes, séduisantes et séductrices, qu’elles soient guerrières ou pacifistes, rebelles ou plus dociles, bien sous tous rapports ou roots, révolutionnaires, avant-gardistes, blondes, brunes ou rousses, peu importe la couleur, peu importe les formes, jeunes ou moins jeunes, caractérielles, inadaptées, working girls ou rmistes, filles à champagne ou filles à bière, fumeuses ou non fumeuses, végétariennes ou carnassières, désopilantes ou plus sérieuses, à résilles, à jean, au tempérament excessif, ou plutôt calmes, salopes ou très sages, à lunettes, à barrettes, belles ou au charme discret, je les aime, je les veux.

04 juin 2008

Marche des fiertés
Après promis, j'arrête la pub (mais là c'est pour la bonne cause). Par contre, les couleurs de l'arc en ciel, j'en peux plus. C'est d'un laid et en plus depuis que De Castelbajac les a collées sur les robes de bures des curés pour les JMJ, ça me saoule. Mais bon, on s'en fout.


03 juin 2008

Q

The Crash Pad Series (clique clique)

Attention scènes explicites, si tu as moins de 18 ans, un peu prude, un peu coincée, n'aimant pas le porno et encore moins la pénétration, tu peux partir.

Par contre, tu peux toujours m'offrir le dvd. Merci