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Devant l'écran

Je me suis baisée. Devant l'écran, jambes écartées et jean baissé
Je me suis baisé. Pilule avalée et corps enfin relâché.
Je me suis baisé.e par trop d'absence de peau et trop de présence du manque exacerbée.
Je ne veux pas être sage. Je ne veux pas patienter. Je veux  fantasmer. Je veux du sale sur mes cuisses. Je veux du crade dans mes envies. Je veux jouir et réitérer. Je veux bander à m'en faire pâlir.
Je me suis baisé.e.. et je crois bien que je vais recommencer.

Trace(s)

Les jours où je m'ennuie, les nuits où tu n'es pas là, j'ai envie de retrouver les photos prises à l'arraché sur le lit blanc. Les heures qui s'égrènent sans ta présence, je shooterai bien des morceaux de vie à n'en plus finir histoire de marquer ce temps mort. Je traîne entre l'ordi, mes clopes et le cendrier, je zone sous les volutes de fumée et je relis tes mots en exhibant un sourire débile. Le bien qu'on se file, le mal qu'on réprime, tes déclarations "4 grammes", mes pleurs enfantins, les musiques ringardes "2 h du mat", les pauses-terrasse et nos rires, j'aimerais en faire des images ineffaçables, une trace indélébile qui marquerait à jamais le temps qui défile.
Pour me consoler, je respire profondément le fond de ton slip qui traîne dans les draps sales, glisse ta bague à mon doigt, celui-là même, qui encore cette nuit, était à l'intérieur de toi. 

And the looser is...

Tellement prévisible que je ne trouve même plus ça risible. 
Alors j'ai relu sa carte parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du mal.
Et parce qu'il ne faut jamais passer à côté de ce qu'on peut te filer, si infime soit ce don. 
Peut-être qu'un jour, quand tu cesseras d'être lassée, tu comprendras la leçon.

Lesbians on ecstasy

Tes mains qui se trimbalent de mon cul au haut de mon dos ou ta langue qui épouse ma bouche ou mes seins, c'est peut-être simplement ça, le goût de l'extase.


Le choix

Il y a ce qu'on montre et il y a ce qu'on ne montre pas. Tu n'auras à jamais accès qu'à une seule de ces faces. A toi d'en faire le choix, en le méritant ou en ne le méritant pas.

Latent

Fuir ou s'étendre. Partir ou se défendre.
Se vider les entrailles à défaut de se désemplir la tête. Attendre la nuit et patienter jusqu'au lever du jour. Tout plaquer ou tout planquer. Pas de colère, pas de larmes juste cette putain d'inertie. Une foutue indécision.

Merci de t'en soucier

Après plus de 6 mois d'absence et 500 kilomètres plus tard, la seule chose que tu as à me dire : "Si tu ne sais pas quoi faire, tu peux aller nettoyer la voiture."
Ça fait bien longtemps que j'ai tué le père.  Et ce soir, sous ma langue, je laisse fondre un lexo pour ne pas tuer ma mère.

1 000 km

Le livre est presque lu. Je fais durer l'attente des dernières pages, comme si je ne voulais pas couper avec ces deux amants parfois si ressemblants ou parfois si distants. 
Je sais que tu n'en es plus là, toi, là-bas, si loin et sans doute, si bien.
Mais je m'octroie le droit de continuer de passer quelques temps avec toi, ton corps rêvé dans mes bras. 
J'ai même réussi à me trouver un espace-temps libre où j'ai pu profiter de ta langue en solitaire. Ce qu'il y a de bien avec les souvenirs, c'est qu'on peut les revivre à volonté.
Le temps s'étire plus rapidement et le manque est moins pressant.


Paris is burning

Je ressens une violente envie de baiser. Comme une trique du matin qui ne redescend pas. Je ne sais si ce sont "les vaisseaux du coeur" qui me font cet effet là ou plutôt ces analogies que j'y vois parfois. Comme ce chapitre III où il est question d'un voyage à Paris. Putain, pour une fois dans ma vie, la capitale me manque. Ses odeurs, sa fureur, ses bruits sales et surtout, tes doigts dans ma chatte.

Nights with you 2

J'ai encore le goût suave de ta chatte dans ma bouche et ton odeur sur mon poing. Je t'entends crier. Je te vois sourire et me parler. Ma soirée s'annonce excitée. Je glisse ma main vers mon sexe humide. Mes seins sont gonflés et mes tétons bandés, légèrement bleuis par ta succion d'hier. Je me refais très lentement le film de la séance de 4 h 30. 
En toute amitié bien sûr.

Nights with you

T'écouter rire et chanter, je pourrais le faire des nuits entières. 
Sans même toucher ton corps,
juste avec l'envie qui dégouline de mes yeux. 
Mais tu craques toujours la première,
Alors je te serre dans mes bras aussi fort que je peux. 
Et j'aimerais te faire mal aussi furieusement que tu le veux.

 

Just got deadly

Danser. Danser encore. Ne pas s'arrêter. Danser à en crever. Danser à s'épuiser. Pas pour oublier. Danser pour s'extasier. Danser pour jouir. Danser pour vivre ou danser avant de mourir.


Marque

Les coquelicots sont éphémères. 
Les pétales rouge éclatants se sont fanés et la rivière est à sec. 
Un peu comme tout le reste.
Un peu comme toi. 
Mais je détiens encore un "je t'aime" griffonné sur un papier plié en quatre dans ce porte-carte noir qui jour après jour frôle ma cuisse. On porte les cicatrices qu'on peut. Ou juste celles qu'on mérite.

Deux

Je me trouve trop entourée. Engoncée par mon corps, par les leurs, par les voix trop fortes. Je voudrais juste m'étendre dans l'herbe grillée et mater la nuit, ivre de bières, avec l'odeur de tes cheveux dans les narines, continuer de chopper ton regard et tes petites attentions. Me reposer à tes côtés, à ses côtés. L'une à chaque flanc de mes côtes. Je me serais juste endormie, apaisée par un moment presque idéal.

Polycopié

Entre le jeudi et le dimanche,
On passe du rire aux larmes et du fight aux armes.
Entre le jeudi et le dimanche, 

Tu m'écris du love pour que ça se finisse au fond d'une cale d'où tu me déloges.
D'une nuit à l'autre. De semaines en mois. Il y a déjà une putain d'année de passée.
Inlassablement débordée. Invariablement angoissée.
Et moi je regarde tout ça, docilement, passant d'un état à un autre, 
Navigant du rire aux larmes. Du fight aux armes.
 
Dirty Week End | TNB