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Chaude

Je ne sais pas ce qui t'a pris d'arriver comme ça, samedi, avec toute cette beauté désinvolte que tu m'as crachée à la gueule. Il y a eu comme un temps d'arrêt sur mon cœur. Extrasystole.
J'ai pas décroché de la soirée. Je t'ai matée à m'en épuiser.
Je t'ai suivie partout comme le petit clébard imaginaire du crew.
Derrière chacun de tes pas, j'étais là. Aimant à double sens attiré par le champ magnétique de ton corps transpirant.

Moi aussi j'ai beaucoup de chance.


Chaleur humide

Ton cul offert comme une évidence, là, dans les draps qu'on a sali effrontément. Tes yeux qui me fixent et me gênent toujours un peu mais un peu moins. Tes mains qui me touchent, mes mains qui te touchent. Partout. Tout le temps. Impatiemment. Tes mots timides mais moins distants qui résonnent encore dans ma tête embuée de trop d'alcool, d'amies et de fête. Ta bouche qui m'embrasse plus souvent alors que ça me vrille le ventre. Faut faire gaffe. Il y a un air de laisser-aller dans la chambre, un suintement de liberté dans le jardin et dans nos vies. C'est un souffle chaud et humide qui repousse les angoisses jusqu'à les faire disparaître. Faut faire gaffe, faudrait pas y prendre goût. Pour ne pas se blesser, pour ne pas se cramer. Pour ne pas se lasser. 
A dire vrai, je ne fais pas gaffe et j'y prends déjà goût, celui de ta chatte et de ta peau et je crois que je suis déjà accro.


Don't Delete the Kisses

Insomnie

Presque 2 h du mat, le cliquetis incessant de la pluie qui tombe me rend presque dingue. 
Je tourne et retourne dans mon lit. 
J'ai chaud. 
J'ai froid. 
J'ai mal. 
Je ne dors pas. 
Je zappe de séries en séries. 
Je fume. 
Je ne me branle pas.
Je prends un médoc. 
J'ouvre les fenêtres. 
Je referme les fenêtres. 
Je caresse le chat à défaut de me caresser la chatte. 
Je fume encore. 
Je remonte la couette. 
J'enlève la couette.
J'ai toujours mal.

J'éteins l'ordi. 
Je réfléchis.
Je souris, presque trop pour l'heure tardive de la nuit.
J'écris. N'importe quoi. Tant pis.

Je ne dors pas.
Un seul mot vient cogner mon esprit. Mercredi. Mercredi. Mercredi.

Chiante

Souvent, quand je te vois, je pense à cette chanson de Louise Attaque. 
Celle qui dit "Elle est pas méchante, mais putain qu'est ce qu'elle est chiante" 
Souvent, quand je te vois, j'écraserais bien ma bouche sur la tienne histoire de te faire taire. Te faire taire, toi, tes névroses, tes angoisses, tes mots qui blessent parce que tu ne sais pas faire, parce que tu ne sais pas dire.
Souvent, quand je te vois, je voudrais branler ta langue avec ma langue juste pour ne plus t'entendre 

T'es pas méchante, non, mais putain qu'est-ce que t'es chiante

Pique. Nique.

2 couvertures posées lâchement sur l'herbe haute. La fraîcheur d'une nuit de juin. Il nous faut apaiser les tensions, éteindre la flamme, calmer les ardeurs. Profiter rapidement du  temps. Se baiser la peau, se baiser tout court, l'intérieur, l'extérieur, ce qui se voit, ce qui se sent. Se retrouver à moitié dessapées, l'humidité qui fait frissonner, nos chattes et nos culs offerts à la lune voilée. Le goût de l'alcool dans nos bouches et sur nos langues largement remplacé par le goût de nos sexes et de nos fluides. On s'est offert une pause bucolique en oubliant tout autour de nous. De vraies rebelles de pacotille imbibées mais libérées. Peut-être même un peu libres. Un court instant d'une nuit de juin, tes bras qui me tiennent, tes mots qui me chauffent, j'en ai oublié toute pudeur pour y savourer ton odeur. 

Lettre à une amie

Je me suis pas calmée depuis hier. J'ai pas pris le temps de le faire, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que j'aime aussi l'attente, j'aime quand ça fait un peu mal, parce que gorgé de sang et bandé entre mes lèvres.

Pour palier, je fantasme à plein tube. Et je pense à ta jolie gueule, à tes seins, à ta chatte et surtout à ton cul. Je n'ai jamais eu le temps de m'exprimer sur ce désir là avec toi. Ton cul me rend dingue. Je le mate à chaque occasion, à chaque fois que je le croise. Je l'imagine entre mes mains, je l'envisage sous ma langue. Je me rappelle sa texture, ta peau, mais je connais pas trop ses défauts, il y en a, c'est certain, mais j'ai manqué de temps pour les apprendre.

Je pense à tes seins, beaux, conforts, doux et qui donnent envie d'y poser sa bouche, de jouer avec, de les pincer, les mordiller, les lécher et les sucer. J'y aurais bien accroché des pinces mais là aussi le temps a fuité.

Je me demande toujours si tu aurais été à la hauteur de mes désirs. Je me pose cette question là pour me rassurer. En tout cas, la réponse que je me fais me rassure mais je ne t'en parlerai pas et je me mets plutôt à divaguer sur ta chatte.

D'abord ton pubis que je presse avec ma paume. J'aime cette sensation. J'aime le sentir chaud sous ma main. J'aime le gras bombé sous ma chair. Puis j'entrouvre tes lèvres et j'y glisse mon majeur. C'est humide et tu te laisses faire. Ça m'excite deux fois plus. Je bouge mon doigt d'abord lentement, de haut en bas, de bas en haut. Je le porte à ma bouche, salive et le replonge en toi. J'ai envie de sentir ce que je te fais, j'aimerais même te regarder dans les yeux, puis mater ton corps et ses réactions. J'aime mater. J'aime scruter. J'aime sentir et ressentir. J'aime aussi écouter.

Si j'avais eu le temps, je t'aurais baisée des heures entières, j'aurais baisé chaque orifice, avec ma langue, avec mes doigts, avec mes queues. Mais il n'y a pas eu le temps et il n'y aura jamais d'autre temps. Je délire, un dimanche soir, apaisée mais pas calmée.

Oui, c'est une grande amitié. Et tout ça, ça va passer. Juré, craché.

A Salem

Je crois savoir que tu aimerais que j'écrive ici mais je vois pas bien ce que je pourrais y déverser si ce n'est toutes ces odeurs de cul et ces saveurs de bouffe, ces sourires à longueur de temps que tu me colles sur la gueule, le doré de ta peau mate que j'égrène frissons après frissons, orgasmes après orgasmes, nos rires mêlés et nos conversations emmêlées, ce partage, ces moments, forts, intenses, doux, bruts, sexes, baisés et baisables à volonté, les jeux qu'on s'invente, les projets à demi mots, les peurs, parfois les pleurs mais souvent un condensé de bonheur. Je vois pas bien, non, ce que je pourrais vomir ici, ni ce que je m'évertuerais à détruire. Alors je fume. Et tu dors. 
Et j'écris ici.

Witch

Ça faisait bien longtemps que j'avais pas eu ce sourire idiot accroché à ma gueule toute la sainte semaine. Jour après jour, nuit après nuit, je ne débande pas. Elle m'allume et je crame comme une sorcière sur un feu de joie. Inquisition. Excitation. Et bientôt, je l'espère, pénétration. Elle m'apaise et me fait voir le joli côté des choses. Elle m'allume et je flambe aussi vite qu'une allumette craquée mais sans aucune odeur de souffre. Juste le parfum du citron et de mes cigarettes écrasées. Je vais retrouver le bonbon anisé ce soir encore, pour son manque de sourire, pour son empathie et parce qu'elle m'a sauvé un peu la vie. J'écouterai cette chanson tourner en boucle dans mon casque. E je répèterai inlassablement les paroles à chaque pas balancé dans la rue, parce que dorénavant, c'est tout ce qu'il me reste de toi.




Entrefilet

Je l'ai déjà écrit. Une fois. Dix fois. Ou plus encore. C'est toujours quand tu t'y attends le moins que quelqu'un frappe à ta porte blindée et que tu laisses un léger entrebâillement pour mieux y voir, pour y regarder de plus près. Et ce que tu mates, là, juste à ce moment là, c'est un sourire qui répond à ton sourire, des échanges un peu bêtes et très légers qui t'ouvrent les yeux sur un putain de rayon de soleil. 
Alors tu te remets minimalement à espérer voire même carrément à désirer.


Freestyle

La surexcitation et l'énergie ne me quittent pas. C'est un peu comme si la folie envahissait ma tête, comme si mes petits déj étaient fait d’amphétamines et de cocaïne. Je ne m'arrête pas, je ne m'arrête plus, je ne veux plus, je ne peux pas. Même la solitude, je l'emporte avec moi là-haut dans les nuits noires. Je n'ai plus le temps de l'ennui, je brigue l'envie. Je fuis le toxique comme la peste, j'ai fui la peste qui a rendu mon temps toxique. J'ai morflé. J'ai saigné. Putain, j'ai pleuré. Mais la fin de l'histoire m'a confortée dans mon idée de  liberté. Je balaie l'affront d'un revers de main et je baise chaque week-end, le mépris de trois années de ma vie.
Tard au milieu des fêtards et pour terminer ma soirée en beauté, je porterai un toast à ma sérénité retrouvée. 
Free.

 
Dirty Week End | TNB