Deborah Degouts
Alone and Me
La prochaine fois, j'espère que tu te bougeras.
Le 31 octobre, ça va saigner !
Le collectif Les Chattes Hurlantes t’invite à passer une soirée d’Enfer et à venir fêter les vivantes.
Pour débuter le carnage, on prendra bien le temps d’écouter Alone and Me aka Emilie et sa guitare, Deborah Degouts prendra la relève avec un son plutôt electro/rock/politico/drôle et on enchaînera lentement pour faire monter la pression avec un mix de musique discount signé Jjude Box (revenue d’entre les morts, enfin, non pardon, de Montréal) et pour terminer on s’écorchera les pieds sur le son de Dj Tflow. Sur les murs, ne trôneront pas des têtes de morts mais bien les peintures de Georgette venue de Besançon pour l’occasion.
Plus plein d’autres trucs (ou pas).
Paf 5 €
Réservé aux filles.
Le Grand Cordel, 18 rue des Plantes, 35000 RENNES
A partir de 21 h. 
Ne te demande pas le rapport entre le titre et ce post, y en a pas. De toute façon, j'ai jamais aimé Kim Wilde et encore moins Laurent Voulzy. Ca sonne bien, c'est tout.
Souvent, à défaut de rester scotchée devant le JT de la télé, je lis les diverses news sur le net, via différents médias, ceux qui ont pignon sur rue et certains plus alternatifs. Ce qui revient souvent pour les premiers, c'est que dans la forme, ça se présente comme un blog et du coup, tu peux y ajouter tes propres commentaires. Tu as, en gros, les réactions à chaud des lecteurs (ou des crétins). Je lis souvent ces commentaires et souvent encore, je me dis que les gens sont de véritables cons (incultes, sexistes, racistes, phobes en tout genre, bêtes en somme). Exemple de l'actualité de cette semaine, l'histoire de cette athlète sud africaine, Caster Semenya, qui est suspectée d'être hermaphrodite (ou la mère à phrodite comme dirait FX dans Secret Story, tf1 nous fait encore dans l'intello avec toute cette bande digne de rentrer en hypokhâgne.. ça devient fatigant à force). Grosse suspicion donc parce que cette athlète a pulvérisé le record (et le sien par la meme occas) du 800 m aux mondiaux de Berlin, mais pas seulement... C'est surtout que Caster Semenya est pas franchement un modèle de "féminité", hétéronormativement parlant. Elle est masculine. C'est vrai que c'est quand même super rare des athlètes masculines en athlétisme (clique pour mater la jolie Eunice Barber) Je me souviens aussi de toutes ces butches lanceuses de marteau que j'adore mater pendant les JO. Mais bref. On lui reproche (dixit les articles de merde) d'être trop musclée, d'avoir une voix d'homme (euh... ? ? ?), on amalgame en même temps le fait qu'elle se fasse virer des toilettes des filles sur les autoroutes (tiens ça me rappelle quelque chose... va falloir que j'aille vérifier dans ma culotte si on m'aurait pas menti), son genre, sa couleur (quand est ce que les journalistes arrêteront d'appeler les athlètes noires, des gazelles ? Putain ce que ça pue ça), enfin c'est un peu tout et n'importe quoi. Les commentaires de ces articles sont, on ne peut plus, gerbants pour la plupart. Les articles en eux mêmes très peu intéressants, voire carrément provoquants. On peut douter quant à sa performance de s'être fait injecter ou plomber par divers anabolisants et autres hormones ou même de naviguer entre deux genres, là n'est pas la question. Traiter le sujet comme il est traîté, sans véritable intérêt de cette même notion de genre et tout ça avec la plus sournoise obscénité, parce qu'on est bien d'accord qu'il ne s'agit pas seulement de relater un fait mais plutôt encore une fois, de faire du sensationnalisme (c'est pas une femme c'est un homme, beurk), c'est donc de la trash news. Je rappelle que la môme n'a que 18 ans et doit subir un test de féminité (gneu ?) pour prouver qu'elle est bien une femme. Je me demande à quand les tests de masculinité aux athlètes hommes qui se pointent derniers sur la ligne d'arrivée.
Les vacances improvisées c'est souvent (toujours) un peu le bordel. Surtout quand tu (je, ok, j'assume) décides de partir en camion, on ne sait pas trop où, ni combien de temps, genre le truc un peu à l'arrache de quand j'avais 20 ans (sauf que j'ai jamais fait ça à 20 ans, ni à 30 d'ailleurs).
J'ai déjà raconté, ô combien, j'aime (je déteste) la mécanique et toute autre sorte de bricolage. Je peux maintenant dire que je HAIS aussi la peinture. (non, pas l'art, le décoratif plutôt). Ca doit bientôt faire 4 ou 5 jours que l'on campe dans le salon mon bordel et moi (et accessoirement ma moitié et ma chatte Martine mais là, on s'en fout, de ma chatte Martine, pas de ma moitié, un peu de respect, merde). Bref, je suis au bord de la crise de nerfs à défaut d'être au bord de la mer, un comble avec plus de 26° dehors. Tiennent à remercier toutes les artistes qui étaient présentes samedi 30 mai au Grand Cordel :
Peach aka Aurélie Cenno, qui a fait don d’un de ses posters au collectif (vraiment merci), Iza Iza pour ses peintures, Nathalie Mondot, Maboo qui a peint toute la soirée (et peut-être pas toujours avec le plus grand intérêt du public présent, dommage, elles mériteraient d'écouter Hélène Abadie en boucle pendant deux jours tiens), les Strap-on Dildos pour leur sympathie et aussi pour les minis débat et polémique qu’elles ont créés de par leur performance (chouette rencontre les filles), Ill Ease qui m’a appris quelques mots d’anglais comme wine ou vin wouge et qui nous a bluffées musicalement, les Big Boss Ladies pour… ben comme d’hab, c’est nos copines quoi… Les Human Toys parce que non le punk n’est pas mort (c’était vraiment trop bon et on s’excuse encore pour l’heure tardive du passage)… Mac l’Arnaque qui a dû mixer, elle aussi, trop tardivement et puis merci à toutes celles qui nous ont filé un sacré coup de main pour l’installation du matos et la tenue de la salle et grâce à qui cette soirée s’est déroulée sans encombre. Merci à celles qui se sont déplacées de loin (ou pas) pour passer un moment avec nous. Merci à Brigitte et Mimi pour le barbecue et la piscine du lendemain (nous aussi on peut faire un dinah shore hein).
Et puis personnellement, je remercie mes 3 co-Chattes (Gaëtane, Dine et Mimi) pour ce qu’on réussi à faire, collectivement, avec très peu de moyens, pour nous mais aussi et surtout pour les autres. C’est pas toujours simple et de tout repos mais je crois qu’on peut être assez fières de nous.
Helluvah "Go back to sleep"

