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Joke

Je t'imagine sur une plage inconnue. 
Entourée de gens que j'ai jamais aperçu.
Présente par ton absence ambiguë
Faut bien que je te donne à manger de manière assidue. 

Ta peau me manque et surtout ton beau cul charnu. 
Je stoppe là ce funeste contenu
Ecrire des poèmes, j'suis pas vraiment convaincu

Enfer et damnation

L'horizon bleu azur dans la gueule,
Mes mains sur tes cuisses dans la voiture ou sur le sable,
Ta peau mouillée contre ma peau mouillée,
Tes jambes qui m'enserrent,
Ton ventre sur mon cul,
Tes mots dits et non-dits,
Ton corps nu et libre.
Tes jolies fesses à l'air mais à l'air chaud,
Ta main sur ma joue. Putain, qu'est-ce que j'aime ta main sur ma joue.
Tes questions, mes semblants de réponses.
Mes questions, tes semblants de réponses.
Tes yeux que j'ai pas assez matés. Mais pourquoi j'ai fait ça ?
Le calme froissé par le bruit de la mer qui s'écrase sur la plage,
Tes lèvres qui me cherchent, nos baisers échangés
Ton souffle et ton odeur dont je ne me lasse. Ni de l'un, ni de l'autre.
Nos échanges et nos conversations qui me font souvent mal au bide parce que...(.)

Tout est fait pour me faire bander comme un damné dans ce paradis où il fait aussi chaud que dans l'enfer interdit.

Hormonothérapie

Et puis la nuit, le jour sont passés. Alors le défilement du temps n'est plus le même. Le soleil va disparaître, les angoisses avec. Les hormones tapent dans mon ventre tout comme le tempo de la batterie de cette chanson que je ne me laisserai jamais d'écouter. Un son sale et crade qui me donne envie de tout foutre en l'air en hurlant de joie. Ce sont ces moments qui me rendent vivant. Ceux-ci et ceux passés avec toi.

Comme tu es

Saturation

Profiter enfin du silence de la nuit, si peu redouté, souvent adulé. Ne plus entendre que quelques acouphènes stridents et faire le vide avant de se remplir à nouveau. 
Remettre dans l'ordre les images du film de cette semaine et sourire. Se poser enfin. Seul.
S'endormir repu de jouissance en respirant le tissu vert élastique de sous l'oreiller. Tenir deux jours d'ascèse avant que lundi, son corps, je ne le baise.

Même rive

Je ne sais pas ce qui a changé. Mais tu es bel(le) et bien là à suivre le cours de la rivière, les seins nus et l'eau jusqu'aux cuisses.

Chaude

Je ne sais pas ce qui t'a pris d'arriver comme ça, samedi, avec toute cette beauté désinvolte que tu m'as crachée à la gueule. Il y a eu comme un temps d'arrêt sur mon cœur. Extrasystole.
J'ai pas décroché de la soirée. Je t'ai matée à m'en épuiser.
Je t'ai suivie partout comme le petit clébard imaginaire du crew.
Derrière chacun de tes pas, j'étais là. Aimant à double sens attiré par le champ magnétique de ton corps transpirant.

Moi aussi j'ai beaucoup de chance.


Chaleur humide

Ton cul offert comme une évidence, là, dans les draps qu'on a sali effrontément. Tes yeux qui me fixent et me gênent toujours un peu mais un peu moins. Tes mains qui me touchent, mes mains qui te touchent. Partout. Tout le temps. Impatiemment. Tes mots timides mais moins distants qui résonnent encore dans ma tête embuée de trop d'alcool, d'amies et de fête. Ta bouche qui m'embrasse plus souvent alors que ça me vrille le ventre. Faut faire gaffe. Il y a un air de laisser-aller dans la chambre, un suintement de liberté dans le jardin et dans nos vies. C'est un souffle chaud et humide qui repousse les angoisses jusqu'à les faire disparaître. Faut faire gaffe, faudrait pas y prendre goût. Pour ne pas se blesser, pour ne pas se cramer. Pour ne pas se lasser. 
A dire vrai, je ne fais pas gaffe et j'y prends déjà goût, celui de ta chatte et de ta peau et je crois que je suis déjà accro.


Don't Delete the Kisses

Insomnie

Presque 2 h du mat, le cliquetis incessant de la pluie qui tombe me rend presque dingue. 
Je tourne et retourne dans mon lit. 
J'ai chaud. 
J'ai froid. 
J'ai mal. 
Je ne dors pas. 
Je zappe de séries en séries. 
Je fume. 
Je ne me branle pas.
Je prends un médoc. 
J'ouvre les fenêtres. 
Je referme les fenêtres. 
Je caresse le chat à défaut de me caresser la chatte. 
Je fume encore. 
Je remonte la couette. 
J'enlève la couette.
J'ai toujours mal.

J'éteins l'ordi. 
Je réfléchis.
Je souris, presque trop pour l'heure tardive de la nuit.
J'écris. N'importe quoi. Tant pis.

Je ne dors pas.
Un seul mot vient cogner mon esprit. Mercredi. Mercredi. Mercredi.

Chiante

Souvent, quand je te vois, je pense à cette chanson de Louise Attaque. 
Celle qui dit "Elle est pas méchante, mais putain qu'est ce qu'elle est chiante" 
Souvent, quand je te vois, j'écraserais bien ma bouche sur la tienne histoire de te faire taire. Te faire taire, toi, tes névroses, tes angoisses, tes mots qui blessent parce que tu ne sais pas faire, parce que tu ne sais pas dire.
Souvent, quand je te vois, je voudrais branler ta langue avec ma langue juste pour ne plus t'entendre 

T'es pas méchante, non, mais putain qu'est-ce que t'es chiante

Pique. Nique.

2 couvertures posées lâchement sur l'herbe haute. La fraîcheur d'une nuit de juin. Il nous faut apaiser les tensions, éteindre la flamme, calmer les ardeurs. Profiter rapidement du  temps. Se baiser la peau, se baiser tout court, l'intérieur, l'extérieur, ce qui se voit, ce qui se sent. Se retrouver à moitié dessapées, l'humidité qui fait frissonner, nos chattes et nos culs offerts à la lune voilée. Le goût de l'alcool dans nos bouches et sur nos langues largement remplacé par le goût de nos sexes et de nos fluides. On s'est offert une pause bucolique en oubliant tout autour de nous. De vraies rebelles de pacotille imbibées mais libérées. Peut-être même un peu libres. Un court instant d'une nuit de juin, tes bras qui me tiennent, tes mots qui me chauffent, j'en ai oublié toute pudeur pour y savourer ton odeur. 
 
Dirty Week End | TNB